Ce mercredi 26 août 2026, les autorités ont lancé une vaste opération de déguerpissement aux abords de la décharge de Dar-es-Salam. S’inscrivant dans le plan d’aménagement du site engagé par l’État, cette décision fait suite au tragique éboulement qui a coûté la vie à 34 personnes et fait de nombreux blessés.
Sur place, la mesure suscite l’incompréhension et la colère des habitants. Mamadou Djouma Diallo exprime son incompréhension.

« L’État nous a pris au dépourvu. On ne s’attendait pas à cela. Des représentants avaient été invités au palais, mais nous pensions qu’il s’agissait d’une simple campagne de sensibilisation. La situation a pris une tout autre tournure. Au regard des discussions initiales, nous ne pensions pas que tous ces bâtiments seraient touchés. Se réveiller le matin et constater que 73 à 100 bâtiments sont ciblés, c’est très inquiétant. Où allons-nous aller ? »
Un autre habitant, Facinet Camara, dénonce quant à lui le non-respect des engagements pris par l’État.

« Nous, les citoyens de ce quartier, sommes désormais contraints de quitter les lieux à cause de cette décharge. Ce qui me choque le plus, c’est que le cahier des charges du projet prévoyait une zone de dégagement de seulement 50 mètres autour du site. Et soudainement, ils viennent cocher tous nos logements en prétextant que nous sommes également concernés. »
Pour le maire de la commune de Gbessia, Mamadou Saliou Fofana, cette démolition demeure une nécessité absolue.

« Cette démarche est indispensable pour préserver des vies humaines. Tout le monde a constaté le drame qui s’est produit, et c’est déplorable. Afin d’éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise, l’État prend ses responsabilités. Aujourd’hui, nous sommes sur le terrain avec les services compétents et les organes du gouvernement pour veiller à ce que nos populations soient relogées ailleurs. »
Amara Morgan pour Kabakonews.com






