Ce départ, s’il ne peut stopper une transition écologique devenue incontournable, devrait compromettre les objectifs climatiques du pays, mais également freiner la lutte contre le réchauffement dans le monde. Il a pris cette décision dans un décret en date du 21 janvier 2025.
Le président américain, un climatosceptique qui qualifie le réchauffement de « canular », tourne le dos pour la deuxième fois au reste du monde dans le combat contre la crise climatique, en dépit de la multiplication de ses impacts, à l’instar des incendies qui ravagent Los Angeles. Le républicain avait déjà sorti les Etats-Unis du traité international lors de son premier mandat, avant que le démocrate Joe Biden n’acte leur retour en 2021. Le nouveau retrait n’est toutefois pas encore effectif : il n’interviendra que dans un an, selon les règles de procédure du texte multilatéral scellé en 2015. Les Etats-Unis rejoindront alors l’Iran, la Libye et le Yémen, les trois seuls pays à n’avoir pas ratifié ce texte fort de 195 parties.
Ce choix est conforme à la politique énergétique que veut déployer Donald Trump, en relançant au maximum l’exploration pétrolière et gazière dans le pays. Une promesse électorale qui séduit les géants du pétrole : l’industrie des combustibles fossiles a d’ailleurs fait don de 75 millions de dollars à la campagne de Trump. Dans la foulée de ses premières prises de décision figure d’ailleurs la levée de l’interdiction prise par Joe Biden, il y a quelques jours à peine, d’interdire les forages off-shore au large de l’Alaska, dans le détroit de Bering. Une étude de Carbon Brief a estimé que cette politique de nouveau forages tous azimuts pourrait ajouter 4 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires aux émissions américaines d’ici à 2030, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Union européenne et du Japon cumulées.
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