Le dossier porté par Lamarana Petty Diallo n’a pas été validé par la Direction Générale des Élections (DGE) pour les législatives du 31 mai prochain. Candidat dans la circonscription Europe sous la bannière de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), l’universitaire exprime son incompréhension face à cette éviction.
Une prise de parole sous la pression de sa base
D’entrée de jeu, Lamarana Petty Diallo a expliqué les raisons qui l’ont poussé à sortir du silence après la publication de la liste des candidatures retenues par la DGE.
« Personnellement, je ne voulais pas trop réagir. Cependant, j’ai été interpellé par de nombreux compatriotes, ici comme à l’étranger, pour me dire que ce n’était pas possible. On me suit sur tous les terrains ; j’ai convaincu les gens de l’engagement et de la volonté de changement prônée par le CNRD. On me rappelle que j’ai dit être rentré en Guinée pour participer à ce changement. Les gens sont vraiment étonnés. Il fallait donc expliquer les choses pour ne pas décourager les citoyens. »
Un dossier jugé complet par le candidat
Candidat pour la zone Europe, il assure avoir scrupuleusement respecté toutes les exigences de l’institution en charge de l’organisation du scrutin.
« J’ai rempli tous les documents, j’ai tout déposé : les lettres de candidature et l’ensemble des pièces demandées. Objectivement et matériellement, j’ai rempli les critères. Ce sont les critères objectifs. Existe-t-il des critères subjectifs ? Cela, je ne peux l’expliquer. Est-ce que d’autres paramètres entrent en compte ? Je ne saurais le dire. Mais en termes d’engagement militant et de preuves sur le terrain, je ne crois pas qu’on puisse m’opposer quoi que ce soit. »
Un appel à l’ouverture lancé aux autorités
Le professeur d’université profite de cette tribune pour interpeller les autorités de la transition sur la nécessité d’inclure les cadres de la diaspora dans le processus de refondation.
« Au-delà de la Direction Générale des Élections, il faut œuvrer à encourager les initiatives et les intellectuels, qu’ils viennent d’ailleurs ou d’ici, pour que les idées soient mutualisées pour une meilleure gouvernance. Sans vanité aucune, tout le monde s’accorde à dire que je suis l’un des rares cadres de la diaspora à s’être autant exposé et investi sur le terrain depuis l’avènement du CNRD. J’appelle donc à une meilleure prise en compte des énergies des uns et des autres. J’ai compris le message, mais je réitère mon engagement : je continue mon combat. »
Lamarana Petty Diallo déplore l’absence de notification officielle concernant ce rejet, une situation qui, selon lui, constitue un frein majeur puisqu’elle l’empêche d’exercer son droit de recours devant la Cour suprême.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






