Réuni en conférence de presse ce samedi 25 avril 2026 à son siège de Lambanyi, le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) a tapé du poing sur la table. Dénonçant l’éviction de plusieurs de ses candidats, le parti d’Abdoulaye Yéro Baldé pose un ultimatum aux autorités électorales : la correction des dysfonctionnements ou le retrait pur et simple du scrutin.
À quelques semaines du double scrutin législatif et communal prévu pour le 31 mai 2026, le climat politique se crispe. Le FRONDEG s’insurge contre ce qu’il qualifie de rejet « injustifié » et « ciblé » de ses listes de candidatures dans de nombreuses circonscriptions du pays.
Lors de sa déclaration, le président du parti, Abdoulaye Yéro Baldé, a fustigé une machine électorale qui, selon lui, manque d’impartialité.
« Le FRONDEG s’est engagé de bonne foi en respectant toutes les diligences et les délais légaux. Pourtant, nous observons des faits d’une gravité exceptionnelle qui compromettent la sincérité même du scrutin», a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes.
Pour la direction nationale du parti, il ne s’agit plus de simples erreurs administratives, mais de « dysfonctionnements structurels » visant à écarter ses candidats. Le ton s’est durci lorsque le leader du FRONDEG a évoqué l’éventualité d’un boycott. L’ancien ministre a lancé une mise en garde claire.
« À défaut d’une correction diligente, le FRONDEG se réserve le droit de tirer toutes les conséquences politiques, y compris son retrait. Comme le disent les mathématiciens, cette probabilité est proche de 1. C’est-à-dire que c’est une certitude si rien ne change. »
Il a également rappelé que les lois électorales actuelles, issues des travaux du Conseil National de la Transition (CNT), ne sauraient être « méconnues ou détournées » par ceux-là mêmes qui doivent les appliquer.
Abdoulaye Yéro Baldé a invité ses militants et sympathisants à rester calmes et à privilégier la quiétude sociale, tout en restant mobilisés pour la suite du mot d’ordre.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






