Un cambriolage a eu lieu dans la nuit du lundi à ce mardi dans les locaux de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG 2). Plusieurs équipements audiovisuels indispensables au fonctionnement de ce média d’État ont été dérobés par des individus non identifiés. La directrice générale de la station, Makèma Bamba, revient sur les faits.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les malfaiteurs ont forcé l’accès à la régie avant de s’introduire dans les installations. Ils auraient ensuite brisé la baie vitrée pour atteindre le grand plateau de télévision et emporter du matériel technique sensible.
« Les premiers constats montrent que ceux qui sont venus vandaliser ont emporté des équipements primordiaux », explique la directrice générale, Makèma Bamba. « D’abord, ils ont cassé la baie vitrée à partir de la régie finale pour pénétrer dans la salle du plateau. Au niveau du plateau, ils ont emporté toutes les caméras quatre caméras-robots ainsi que l’ampli-son qui se trouvait à côté. »
Elle poursuit : « Lorsque vous partez à la régie, ils ont également pris du matériel là-bas, notamment le mélangeur vidéo, la manette qui commandait les caméras, ainsi que beaucoup d’équipements qui servaient à faire fonctionner la régie et à nous permettre de travailler. D’ailleurs, parmi le matériel pris, certains équipements n’ont pas pu être emportés et ont été abandonnés dans les couloirs. »
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette intrusion, comme l’indique Makèma Bamba.
« Je suis même étonnée. Ce que je me dis, c’est : qui peut oser venir prendre des équipements qui servent à toute la nation ? Tout le monde regarde la RTG 2, nous sommes diffusés sur le canal et regardés partout. Aujourd’hui, la gendarmerie a commencé son travail et nous espérons que cette enquête ira jusqu’au bout afin de découvrir qui a voulu faire ça. Je ne vois pas pour quelle raison une personne ferait cela. Ces équipements ne suffisent pas à eux seuls pour monter un studio, et ils vont de pair avec d’autres qui sont restés ici. Quelle est donc l’intention du ou des coupables ? Je ne peux pas parler à leur place, mais c’est vraiment osé. »
Et de conclure, incrédule face à l’audace de l’acte : « Il a vraiment été audacieux de rentrer dans une cour où il y a un camp, où il y a des militaires, où il y a un poste d’appui (PA) militaire à l’entrée et des travailleurs qui font des va-et-vient. Nous espérons que les enquêtes aboutiront, que nous saurons qui a fait cela et que le coupable devra s’expliquer. »






