À la veille de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le Bloc Libéral (BL) a rendu publique une déclaration ce mercredi 30 septembre 2026. Dans ce document, la formation politique formule plusieurs recommandations axées sur le dialogue et la préservation du tissu social.
Lue par le président du parti, Oumar Sanoh, cette déclaration vise à interpeller les décideurs et les citoyens sur la portée d’une véritable souveraineté nationale.
« Guinéennes, Guinéens, le 2 octobre doit être un jour de fierté, mais aussi de responsabilité. Nous devons honorer celles et ceux qui nous ont précédés, respecter la mémoire des victimes, écouter les familles qui attendent des réponses, réparer ce qui peut l’être, consolider nos institutions et préparer l’avenir.
Être indépendant, c’est pouvoir décider de notre avenir, disposer d’institutions crédibles, garantir la justice, protéger nos citoyens, développer notre économie, valoriser nos ressources et investir dans notre jeunesse. C’est aussi accepter le pluralisme politique et reconnaître que l’opposition n’est pas l’ennemie de la République. Lorsqu’elle s’exerce dans le respect, la contradiction nourrit la démocratie et contribue à améliorer l’action publique. »
Dans la suite du document, le Bloc Libéral insiste sur la nécessité de préserver le climat social afin de bâtir une Guinée plus inclusive.
« Le Bloc Libéral estime que l’apaisement doit devenir une priorité nationale. Il ne signifie ni l’oubli, ni l’impunité, ni le renoncement à la justice. Il consiste à créer les conditions permettant à notre pays de sortir des tensions et de renouer avec un dialogue politique constructif », a soutenu Oumar Sanoh.
« Nous appelons les autorités à favoriser un dialogue sincère, inclusif, structuré et orienté vers des résultats. Toutes les composantes de la vie nationale doivent pouvoir y contribuer. Les questions institutionnelles, électorales, judiciaires, économiques et sociales qui préoccupent les Guinéens doivent y être abordées. Dans le strict respect de la Constitution et des lois, des mesures d’apaisement peuvent être envisagées pour les personnes détenues dans des affaires à connotation politique. Selon la situation juridique de chacune, les voies prévues par la loi peuvent être examinées : la grâce pour les personnes définitivement condamnées, ou la liberté provisoire pour les prévenus lorsque les conditions légales sont réunies. Une République forte est une République capable de dialoguer sans renoncer à l’autorité de la loi », a-t-il conclu.
Amara Morgan pour Kabakonews.com




