Face à une demande en eau qui croît plus vite que les capacités de production, le Ministre l’a rappelé avec force : le Département est soumis à une obligation de résultat. Sans attendre l’aboutissement des grands projets structurants, les populations doivent constater des améliorations concrètes dans leur quotidien. D’où le renforcement des solutions locales et rapidement déployables réhabilitation des points d’eau communautaire, mini-adductions, bornes-fontaines modernes dans les marchés, les villages et les villes secondaires.
𝐋𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐇𝐲𝐝𝐫𝐚𝐮𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥é à 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 à 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐩é𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞
Au regard des urgences, le Ministre a demandé au Fonds de l’Hydraulique de changer d’échelle : sortir d’une logique de guichet pour devenir un véritable instrument de mobilisation, en fédérant très rapidement les acteurs publics et privés, les partenaires techniques et financiers, les donateurs et la diaspora autour du financement de solutions locales immédiates. Chaque ressource mobilisée devra se traduire, dans les meilleurs délais, en un point d’eau fonctionnel au service des populations.
Deux structures, une seule force
L’expertise technique et l’ancrage territorial du SNAPE, adossés à la capacité de mobilisation financière du Fonds de l’Hydraulique : c’est le sens de la convention-cadre annoncée, qui unifiera désormais programmation, financement, réalisation et maintenance des ouvrages.
𝐐𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭é𝐬 𝐝’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬, 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞
L’expertise technique et l’ancrage territorial du SNAPE, adossés à la capacité de mobilisation financière du Fonds de l’Hydraulique : c’est le sens de la convention-cadre annoncée, qui unifiera désormais programmation, financement, réalisation et maintenance des ouvrages.
𝐐𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭é𝐬 𝐝’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
1. Élaborer un plan d’urgence chiffré et territorialisé pour l’après-sachets, fondé sur la création de points d’eau potable de proximité et la valorisation des infrastructures hydrauliques existantes.
Ce dispositif devra notamment permettre d’identifier les adductions d’eau potable à gros débit initialement destinés à la production d’eau pour la vente, mais insuffisamment valorisés, afin de les convertir progressivement en mini-réseaux autonomes d’alimentation en eau potable Après contrôle de la qualité et de la capacité de production, chaque point d’eau éligible pourrait être équipé d’un système de pompage, d’un réservoir surélevé ou au sol, d’un dispositif de traitement lorsque nécessaire et d’un réseau simplifié de distribution desservant plusieurs bornes-fontaines et, lorsque cela est techniquement possible, des branchements domestiques.
Cette approche serait particulièrement adaptée aux zones périurbaines en forte croissance ainsi qu’aux localités rurales concentrées, où la réalisation immédiate de grands réseaux conventionnels demeure difficile. Un seul point d’eau à débit suffisant pourrait ainsi devenir le point de départ d’un petit service collectif d’eau potable au bénéfice de plusieurs dizaines ou centaines de ménages, selon sa capacité et la configuration de la localité.
La gestion pourrait être organisée sous forme de délégation locale de service, confiée à un opérateur qualifié, une PME ou une structure communautaire professionnalisée, avec des obligations précises en matière de continuité du service, de qualité de l’eau, de maintenance des équipements et de transparence financière. Les ménages pourraient accéder au service moyennant un forfait mensuel socialement accessible, complété, selon les zones, par des systèmes de prépaiement ou de paiement à la consommation au niveau des bornes-fontaines.
L’enjeu est de passer progressivement d’une logique de « d’adduction d’eau potable isolé » à une logique de « service local de l’eau » : produire, stocker, distribuer, entretenir et garantir durablement l’accès à une eau potable de proximité.
Cette stratégie permettrait simultanément de valoriser les investissements hydrauliques déjà réalisés, d’apporter rapidement une réponse à la croissance démographique et de développer une alternative crédible et durable dans le cadre de l’après-eau en sachet.
2. Une programmation conjointe SNAPE–Fonds de l’Hydraulique, de l’investissement à la maintenance ;
3. Une mission conjointe de mise à jour des cours d’eau menacés, pour protéger la ressource ;
4. L’hydraulique scolaire et sanitaire, la digitalisation du suivi et la professionnalisation de la maintenance.
Chaque décision sera traduite en engagements chiffrés, datés et nominativement suivis par le Secrétariat général.
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