Le Forum africain de l’Eau a officiellement ouvert ses travaux ce mercredi 15 juillet 2026 à N’Djaména, sous la présidence de du 𝑴𝒂𝒓é𝒄𝒉𝒂𝒍 𝑴𝒂𝒉𝒂𝒎𝒂𝒕 𝑰𝒅𝒓𝒊𝒔𝒔 𝑫é𝒃𝒚 𝑰𝒕𝒏𝒐, 𝑷𝒓é𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹é𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒖 𝑻𝒄𝒉𝒂𝒅. Réunissant plusieurs Chefs d’État et de Gouvernement, des ministres sectoriels, des dirigeants d’institutions financières internationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants du secteur privé, cette rencontre continentale, organisée conjointement par le Gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale, est placée sous le thème : « 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 à 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 ».
Dans son allocution d’ouverture, le Président Mahamat Idriss Déby Itno a rappelé que la sécurité de l’eau constitue désormais l’un des fondements de la croissance économique, de la stabilité des États, de la sécurité alimentaire, de la résilience climatique et du développement durable. Il a lancé un appel fort à une mobilisation accrue des financements et à un renforcement de la coopération entre les États africains afin d’assurer une gestion durable de cette ressource vitale.
J’ai eu l’honneur de représenter notre pays, sur les hautes instructions de Son Excellence Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État.
Pendant longtemps, l’eau a été considérée principalement comme un secteur social. Aujourd’hui, une conviction s’impose à l’ensemble des décideurs africains et des partenaires internationaux : l’eau est avant tout un secteur économique stratégique.
Sans sécurité de l’eau, il ne peut y avoir :
1. une agriculture performante ;
2. une industrie compétitive ;
3. une énergie durable ;
4. une santé publique de qualité ;
5. une éducation inclusive ;
6. des emplois durables ;
7. ni une stabilité sociale et économique.
Les échanges ont également confirmé que les Pactes de l’Eau constituent une approche innovante de gouvernance. Ils permettent de réunir autour d’une même vision les ministères des Finances, de l’Économie, de l’Eau, de l’Agriculture, de l’Énergie, ainsi que les partenaires techniques, financiers et le secteur privé, afin d’aligner les réformes, les investissements et les priorités nationales vers un objectif commun.
Un consensus fort s’est dégagé au cours des discussions : chaque dollar investi dans le secteur de l’eau génère des retombées économiques et sociales considérables, en stimulant la productivité agricole, le développement industriel, la production énergétique, la santé, l’éducation, l’emploi et la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.
Au-delà des constats, le Forum met l’accent sur les mécanismes innovants de mobilisation des financements publics, privés et mixtes, indispensables pour accélérer les investissements dans les infrastructures hydrauliques. Il encourage également une meilleure intégration des politiques publiques relatives à l’eau, à l’agriculture, à l’énergie, à l’assainissement et à l’adaptation climatique.
L’Afrique possède les ressources, les compétences et l’ambition nécessaires. Le défi n’est plus de savoir pourquoi investir dans l’eau, mais comment accélérer les décisions et transformer les engagements en réalisations concrètes.
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