Les cours ont été perturbés ce lundi au Collège et au Lycée Kipé, où des élèves ont manifesté, entraînant des troubles dans plusieurs autres établissements des environs. Selon nos informations, ce sont des collégiens qui ont initié les jets de pierres dans la cour du lycée. Les forces de l’ordre sont intervenues pour rétablir l’ordre. Les responsables des écoles précisent que ces perturbations n’ont aucun lien avec le mouvement de l’intersyndicale de l’éducation.

Sur place, les stigmates étaient visibles : des cailloux éparpillés sur le couloir menant au Collège-Lycée Kipé. Moussa Traoré, élève en 11e année au lycée Djibril Tamsir Niane, relate la genèse des événements.

« C’est à 8 heures que je suis arrivé à l’école. Dès mon arrivée, je suis rentré en classe. J’ai entendu les jets de cailloux. Je me suis levé pour sortir, mais le professeur m’a dit de ne pas bouger. On est restés en classe comme ça. À 9 heures, ils ont recommencé. On s’est levés à nouveau, mais le prof nous a dit d’arrêter et de les laisser. À 10 heures, nous sommes sortis. Les collégiens ont jeté des pierres, et nous aussi, on a répondu. Ça a continué jusqu’à l’arrivée de la police. »

Aucun élève n’était visible dans la cour des deux établissements. Les responsables présents ont refusé de s’exprimer sur place, mais hors micro, ils ont réaffirmé l’absence de lien avec l’intersyndicale. Moussa Traoré ajoute que l’intervention des forces de l’ordre a mis fin à la manifestation.
« C’est une collégienne qui me l’avait dit : « Ils n’ont pas étudié. » Comme ils n’avaient pas cours, nous non plus, on ne va pas étudier. Ils manquaient de professeurs, c’est pour ça qu’ils ont commencé à jeter des cailloux. Quand la police est arrivée, les élèves ont lancé des pierres. Le proviseur nous a dit d’arrêter. Ils ont alors tiré du gaz lacrymogène. C’est là qu’on s’est reculés et rentrés dans la cour. » A-t-il ajouté.
Une réunion d’urgence des responsables s’est tenue dans l’enceinte de l’école primaire Kipé 2 pour anticiper ce type de situation. Plusieurs autres écoles publiques ont également suivi un mot d’ordre de manifestation.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






