Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a conjointement animé, ce vendredi 10 avril, une conférence de presse avec Moussa Fofana, directeur général du Bureau guinéen des droits d’auteur (BGDA). L’événement a porté sur le paiement des droits aux artistes, ainsi que sur le lancement officiel du site web et des applications mobiles de l’institution.
Le Directeur Général du BGDA a saisi cette occasion pour détailler ces nouveautés numériques : le site http://www.bgdagn.net, l’application eBGDA (pour la gestion des œuvres) et E-Visa BGDA (pour les demandes de visas d’importation).
Ces outils illustrent l’engagement ferme du BGDA pour plus de transparence, de modernisation et de proximité avec ses sociétaires, rappelle Moussa Fofana.
« Ces applications rapprochent le Bureau guinéen des droits d’auteur de ses utilisateurs. Vous savez, la raison d’être d’une société de gestion collective comme le BGDA est de satisfaire les besoins de ses sociétaires. Une fois ces applications mises à la disposition des créateurs, ils n’ont plus besoin de se déplacer : ils peuvent créer leurs comptes, les gérer et être informés de toute la situation de leurs œuvres. »
Parmi ces innovations, l’application E-Visa BGDA se distingue comme un outil clé de contrôle douanier. Selon le directeur général, elle vise à sécuriser les importations d’équipements.
« La loi stipule que le BGDA doit émettre un visa d’importation permettant à un opérateur de récupérer son appareil au niveau du cordon douanier. Ce visa est actuellement délivré physiquement, et le contrôle n’est pas systématique, ce qui peut entraîner des cas de falsification. »
Moussa Fofana a par ailleurs insisté sur l’accompagnement des créateurs guinéens, souvent confrontés à des défis numériques.
« Nous ne nous sommes pas limités à mettre une application à disposition. Nous avons créé un service des ressources informatiques au sein du BGDA. Il ne sert à rien aujourd’hui de proposer une solution numérique à des créateurs, dont certains sont analphabètes, sans les accompagner dans sa compréhension et dans la gestion de leur carrière. Nous avons mis en place un service complet, avec un bureau et une salle équipée de 30 ordinateurs. Nous allons les accueillir, les former gratuitement et mettre à leur disposition des outils leur permettant de gérer leurs œuvres en Guinée, comme cela se fait ailleurs. » A-t-il sollicité.
Ces initiatives marquent une étape décisive pour la protection et la promotion des droits d’auteur en Guinée.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






