Dans le cadre de la réforme structurelle du système d’assainissement urbain, le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a conduit, le 31 mars 2026, une mission de restitution du plan d’action opérationnel de gestion des déchets solides, couvrant l’ensemble des treize (13) communes de la capitale, en présence des autorités du Gouvernorat et de la Direction Générale de l’ANASP.
La première phase de cette mission a concerné les communes de Kaloum, Dixinn et Matam.
𝐈. 𝐔𝐍 𝐏𝐋𝐀𝐍 𝐎𝐏É𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐍𝐄𝐋 𝐅𝐎𝐍𝐃É 𝐒𝐔𝐑 𝐃𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐃𝐈𝐂𝐀𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐌𝐄𝐒𝐔𝐑𝐀𝐁𝐋𝐄𝐒
Ce plan constitue désormais le référentiel unique de performance des communes en matière d’assainissement.
Structuré autour de onze (11) axes prioritaires, il se distingue par :
• la définition d’objectifs clairs, quantifiables et vérifiables ;
• la mise en place d’indicateurs de performance précis (délais d’enlèvement, couverture de pré-collecte, élimination des points noirs, etc.) ;
• un dispositif rigoureux de suivi-évaluation basé sur des tableaux de bord hebdomadaires et des revues mensuelles.
L’ambition est sans équivoque : passer d’une logique d’actions ponctuelles à une logique de résultats mesurables et opposables.
𝐈𝐈. 𝐔𝐍𝐄 𝐏𝐇𝐀𝐒𝐄 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐈𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃’𝐀𝐂𝐂𝐎𝐌𝐏𝐀𝐆𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐒𝐓𝐑𝐈𝐂𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐄𝐍𝐂𝐀𝐃𝐑É𝐄
Les communes bénéficieront d’une période d’accompagnement, d’ajustement et de montée en puissance d’une durée de soixante jours.
Durant cette phase :
• les dispositifs seront stabilisés ;
• les capacités opérationnelles seront renforcées ;
• les écarts de performance seront identifiés et corrigés.
𝐈𝐈𝐈. 𝐔𝐍𝐄 𝐄𝐗𝐈𝐆𝐄𝐍𝐂𝐄 𝐃𝐄 𝐑É𝐒𝐔𝐋𝐓𝐀𝐓
Au terme de cette période, le respect des indicateurs fixés constituera une obligation de résultat.
En cas de non-conformité persistante, le Département se verra dans l’obligation de réorganiser le dispositif, notamment en confiant tout ou partie de la gestion à des entités privées disposant des capacités techniques, financières et organisationnelles requises pour satisfaire pleinement au cahier des charges.
Cette disposition traduit une volonté claire, mettre fin à toute tolérance vis-à-vis de la contre-performance.
𝐈𝐕. 𝐑É𝐆𝐔𝐋𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐔 𝐌𝐀𝐑𝐂𝐇É 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐏𝐑É-𝐂𝐎𝐋𝐋𝐄𝐂𝐓𝐄 𝐄𝐓 𝐑𝐄𝐍𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐃𝐄 𝐋’𝐎𝐅𝐅𝐑𝐄
Dans les communes où :
• le nombre de PME est insuffisant au regard du volume de déchets ;
• ou la couverture des ménages en pré-collecte demeure incomplète, l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP) a été instruite de :
• conduire une évaluation rapide et exhaustive des besoins ;
• lancer des appels d’offres ciblés afin de combler les déficits opérationnels ;
• procéder, sans délai, à la résiliation des contrats des PME défaillantes ne respectant pas leurs obligations contractuelles.
𝐕. 𝐄𝐍𝐆𝐀𝐆𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐀𝐔𝐓𝐎𝐑𝐈𝐓É𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐀𝐋𝐄𝐒
Les communes de Kaloum, Dixinn et Matam ont :
• validé les orientations du plan ;
• reconnu la pertinence du dispositif proposé ;
• procédé à la signature d’engagements formels en vue de sa mise en œuvre effective.
𝐕𝐈. 𝐔𝐍𝐄 𝐑É𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄 𝐒𝐓𝐑𝐔𝐂𝐓𝐔𝐑𝐀𝐍𝐓𝐄 𝐄𝐓 𝐈𝐑𝐑É𝐕𝐄𝐑𝐒𝐈𝐁𝐋𝐄
La mission se poursuivra dans les autres communes de Conakry afin de garantir une adhésion totale et homogène à l’échelle de la capitale.
De l’autre côté, le Département travaille sans relâche pour finaliser les conditions pour le transfert de la décharge de Dar es Salam,
La finalisation des protocoles d’accord avec des partenaires pour la transformation des déchets en énergie, en carburant et d’autres substrats.
La recherche de financement additionnelle pour stabiliser les équipements car à date, il nous faut plus de logistiques pour l’ensemble de la chaîne.
La mise en place d’un modèle financier durable.
Les préparatifs du forum de l’Assainissement avec plusieurs objectifs notamment : la definition d’un modèle de financement fiable et territorialisé, la signature par toutes les parties du pacte national de l’Assainissement et les stratégies de communication pour un changement de comportement durable ainsi que l’accès des PME aux crédits financiers avec l’accompagnement du Ministère.
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