Dans le cadre de la poursuite des échanges techniques entre le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures et l’Agence Française de Développement (AFD), une séance de travail a réuni ce vendredi 27 mars 2026, les équipes techniques afin d’examiner les conditions structurantes nécessaires au lancement du processus de sélection des entreprises et à la mise en œuvre opérationnelle du projet.
À l’issue des travaux, il a été établi de manière convergente que quatre (04) conditions majeures, indissociables et impératives, constituent le socle préalable à la sécurisation, à la bancabilité et à l’engagement effectif des partenaires.
1. 𝐌𝐚î𝐭𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢è𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝é𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐫𝐢𝐭𝐨𝐝é
La sécurisation foncière du site de Baritodé demeure un prérequis déterminant. Le processus de déclassement suit son cours administratif normal ; toutefois, il est unanimement reconnu que la maîtrise effective du foncier conditionne directement la crédibilité du projet et sa bancabilité.
𝟐. 𝐎𝐩é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐞𝐫𝐭
L’opérationnalisation des infrastructures intermédiaires repose sur :
a. la formalisation des attributions foncières, à travers la délivrance des arrêtés d’affectation ;
b. l’avancement prioritaire du site de Kissosso ;
c. la viabilisation diligente du site de Kobaya, en vue de sa pleine fonctionnalité.
Ces dispositifs constituent un maillon essentiel de la chaîne logistique, permettant d’assurer un transfert structuré et efficient des déchets vers le site d’enfouissement final.
L’ambition est de bâtir un modèle intégré, optimisé et pérenne de transfert des déchets.
À cet égard, des avancées significatives ont été enregistrées, avec une mobilisation active du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat en vue de la finalisation diligente des diligences foncières.
3. 𝐄𝐱𝐢𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞𝐬
La conformité aux standards environnementaux et sociaux constitue un impératif non négociable. Elle implique notamment :
la mise en œuvre d’un dispositif structuré d’indemnisation ;
l’élaboration d’un plan de réinstallation des populations impactées.
Il a été expressément recommandé que ces exigences soient intégralement intégrées dans les coûts du projet et mises en conformité avec les standards internationaux de sauvegardes, gages de crédibilité vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.
4. 𝐌𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐦é𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩é𝐫𝐞𝐧𝐧𝐞
Enfin, l’élaboration et l’adoption d’un mécanisme de financement robuste, structuré et durable constituent une condition déterminante. Celui-ci devra garantir la viabilité économique du projet ainsi que la sécurisation des flux financiers sur l’ensemble du cycle d’exploitation.
Les travaux sont en cours en vue de sa formalisation, étant entendu que ce mécanisme constitue une condition sine qua non au recrutement du promoteur et à l’engagement des partenaires.
𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬
L’ensemble des parties prenantes a exprimé une confiance soutenue quant au respect des échéances opérationnelles, au regard de l’état d’avancement des travaux engagés.
À cet effet :
les questions foncières (déclassement et affectations) devraient être résolues d’ici fin juin 2026 ;
le mécanisme de financement devrait être finalisé au plus tard à la fin de l’année 2026.
Ces jalons traduisent une dynamique maîtrisée et confirment la volonté commune d’aboutir à un projet structurant, à fort impact environnemental, sanitaire et urbain pour la ville de Conakry.
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