Le Forum national des jeunes des partis politiques (FONAJEP) renforce la vigilance des jeunes en faveur de l’apaisement, du vivre-ensemble et de la quiétude avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 28 décembre. Cette rencontre s’est tenue ce lundi au siège du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), situé à Camayenne dans la commune de Dixinn.
À quelques jours de l’élection présidentielle, le FONAJEP a formé des jeunes militants de diverses formations politiques pour garantir un scrutin pacifique. Almamy Diop, vice-président du FONAJEP en charge du projet, a expliqué les enjeux.

« Cette rencontre a été initiée dans le but de sensibiliser les jeunes des partis politiques dans le cadre de l’élection présidentielle qui se tiendra le 28 décembre bientôt, dans quelques jours, visant à leur faire comprendre que nous souhaitons avoir une élection apaisée, calme, sans violence, parce que dans le passé, on a eu à vivre des moments douloureux, à perdre beaucoup de jeunes dans ce cadre-là, et malheureusement, ce sont souvent les jeunes des partis politiques qui sont les principales victimes de ces violences-là. Et aujourd’hui, on a voulu quand même mettre un stop, mettre une fin à cela. Voilà pourquoi on fait le tour de tout le pays, ainsi que de toutes les communes de Conakry, afin de sensibiliser les jeunes des partis politiques, mais pas que, les jeunes d’ailleurs de tous les pays, à cela. Cela fait deux semaines qu’on est sur le terrain, on a déjà fini à l’intérieur du pays la semaine passée, et là on est sur Conakry pour toute cette semaine, jusqu’à la fin de la campagne. Toutes les communes, les 13 communes de Conakry sont sillonnées, de Kassa à Manéah, en passant par Sanoyah, Kagbelen, Ratoma, Lambanyi et Sonfonia. », a-t-il déclaré.

Kadiatou Yéro Bah, participante à cette rencontre, s’est engagée à relayer le message à la base pour préserver la paix tout au long du processus électoral.
« On vient de nous faire savoir ce qu’il faut avant, pendant et après les élections. Parce que là, avant les élections, ils ont tenu à nous informer qu’après tout, c’est la paix.
Donc il va falloir que nous soyons unis, responsables et solidaires pour qu’on puisse aller aux élections comme ça se doit. Parce qu’auparavant, on a été victime de violences pendant toutes les élections précédentes. Donc du coup, cette année, on voudrait que ça se passe vraiment dans la paix. Pendant les élections, on a invité les gens à aller voter massivement pour leur candidat de choix. Parce que là, on ne parle pas d’un parti politique, on parle de la Guinée en entier. On parle de la Guinée, on ne parle pas de Soussou, Peul, Malinké ici. Donc du coup, tout le monde est appelé à aller voter dans les zones et choisir leur candidat. Et après les élections, on appelle à la sérénité, la paix et la cohésion. Et ici, on nous apprend de passer l’information dans nos différentes familles et partager les informations de sensibilisation, de la paix et la cohésion dans nos différentes familles et quartiers. », a-t-elle lancé.

Cet autre participant Mamadi Keita, appelle les jeunes à favoriser la paix en Guinée.
« Toutes les tueries en Guinée, c’est les jeunes qui meurent et non les vieux. Et pourquoi nous allons continuer dans cette logique ? Pourquoi ne pas mettre fin maintenant à ces manifestations qui n’apportent que des morts d’hommes ? Nous les jeunes, nous en avons maintenant marre à cette pratique chez nous.Et c’est pourquoi ce matin, dans cette salle, le monsieur ou les modérateurs, ils ont été très claire.La jeunesse doit faire une prise de conscience.La jeunesse doit réfugier d’être manipulée« , a-t-il souligné.
Almamy Diop a rappelé que cette initiative n’est pas inédite et que les participants ont bien saisi le message.
« On n’en est pas à notre première sensibilisation. Avant le référendum, on y était déjà avec la Synergie, en collaboration avec d’autres organisations de la société civile. Cela avait plutôt marché, d’ailleurs le résultat a été probant. On a eu un référendum calme, apaisé, mais là on a un enjeu beaucoup plus important que la présidentielle. On s’est dit qu’on allait maintenir le cap, maintenir la pression, le pressing sur les jeunes, et on pense que la jeunesse de Guinée aujourd’hui a suffisamment engrangé en maturité pour pouvoir comprendre qu’une élection peut se faire dans le plus grand calme et que chacun peut accepter les résultats qui ont été donnés par l’organe de gestion des élections en question. », a-t-il ajouté.
Amara Morgan pour Kabakonews.com