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Au cœur de l’ANUE-7 : conversations mondiales, défis partagés, Décisions adoptées et voies à suivre pour une Guinée Résiliente

décembre 24, 2025
in Environnement
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Au cœur de l’ANUE-7 : conversations mondiales, défis partagés, Décisions adoptées et voies à suivre pour une Guinée Résiliente

Introduction

Dans un monde où les défis environnementaux s’intensifient de jour en jour, compromettant les objectifs de développement durable et mettant en danger la biodiversité ainsi que la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes, tout en contribuant à la dégradation des écosystèmes. Dans ce contexte, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, dans le cadre de son engagement à résoudre les problèmes environnementaux mondiaux tels que le changement climatique, la pollution, la désertification et la dégradation des écosystèmes, organise tous les deux ans une assemblée environnementale à l’intention des pays membres de l’ONU afin de discuter des défis environnementaux mondiaux.

Cette année, le Kenya, terre du « Hakuna Matata » et foyer d’une biodiversité remarquable, accueille plus de 186 pays à travers 6 000 leaders environnementaux, dont des États membres et des représentants des secteurs public et privé, de la société civile, des jeunes et des communautés autochtones, pour la septième session de l’UNEA7.

Cette réunion décisive, consacrée au thème « Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente », a donné lieu à des négociations cruciales visant à définir les priorités internationales futures et à renforcer la coopération face aux crises environnementaux qui menacent notre environnement.

Dans ce contexte, cet article vise à explorer et à fournir des informations clés sur la septième session de l’UNEA, notamment :

En quoi consiste l’UNEA-7, les attentes et quelle est son importance pour la gouvernance environnementale mondiale ?

Quels ont été les thèmes abordés lors de l’UNEA-7 : processus de négociation et principaux résultats ?

Quels ont été les défis, les divergences et les échecs du processus de négociation de l’UNEA-7 ?

Quelles sont les recommandations pour traduire les décisions de l’UNEA-7 en opportunités concrètes pour la Guinée ?

Qu’est-ce que l’UNEA 7 ? Et pourquoi est-elle importante pour la gouvernance environnementale ?

L’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA) est la plus haute instance décisionnelle mondiale en matière d’environnement. Elle se réunit tous les deux ans pour définir l’agenda environnemental mondial, fournir des orientations politiques générales et définir les réponses politiques à apporter aux nouveaux défis environnementaux.

Sa septième session, l’UNEA-7, s’est tenue à Nairobi, au siège du Programme des Nations unies pour l’environnement, sur le thème « Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente ». Les résultats des réunions devraient se traduire par une déclaration ministérielle, une série de résolutions sur différentes questions environnementales et des discussions sur la manière dont le multilatéralisme peut contribuer à relever le triple défi planétaire.

Pourquoi est-ce important pour la gouvernance environnementale ?

L’UNEA joue un rôle essentiel dans l’élaboration de la gouvernance environnementale au niveau international pour plusieurs raisons :

Elle crée une plateforme inclusive où toutes les parties prenantes, y compris les États membres de l’ONU, les organisations de la société civile et les jeunes, se réunissent pour élaborer des politiques environnementales, discuter des défis environnementaux mondiaux et promouvoir des solutions appropriées et durables.

Elle aide et guide également les pays membres dans l’élaboration de leurs priorités nationales, influence les traités internationaux et soutient l’élaboration d’accords contraignants.

Permet aux États membres et d’autres parties prenantes clés à établir des partenariats avec le secteur privé et les bailleurs de fonds afin de mobiliser des fonds pour l’action environnementale mondiale.

Elle contribue également à promouvoir la compréhension des défis environnementaux mondiaux et des meilleures pratiques fondées sur la recherche scientifique pour relever ces défis.

Elle permet aux parties prenantes telles que les organisations de la société civile et d’autres groupes importants de faire pression sur les membres afin qu’ils prennent des mesures efficaces, durables et résilientes pour protéger notre planète.

Discussions de l’ANUE-7 : Assemblée de la Jeunesse, Processus de négociation et résultats clés.

La septième session de l’UNEA a réuni plus de 6 000 participants issus de 186 pays, notamment des États membres, la société civile, des jeunes, le secteur privé et des communautés autochtones.

Il est important de noter que l’Assemblée des jeunes, qui s’est tenue les 28 et 29 novembre, a constitué une étape cruciale avant le processus de négociation officiel. Elle a réuni plus de 1 000 jeunes leaders issus de divers horizons afin de discuter des défis urgents qui menacent notre planète. Les jeunes ont exprimé leurs priorités, partagé des solutions innovantes et mobilisé leurs pairs pour une action collective, etc.

En outre, une déclaration des jeunes a été rédigée (voir ci-dessous) servant d’outil de plaidoyer pour amplifier la voix des jeunes et défendre leur droit à être inclus dans les processus décisionnels. Cette déclaration présente non seulement des solutions concrètes aux défis environnementaux mondiaux, mais met également l’accent sur des solutions innovantes pour relever les défis environnementaux actuels. Les recommandations portent sur les éléments suivants :

• Réformer la gouvernance environnementale pour plus de cohérence, d’efficacité et d’efficience ;
• Intégrer l’équité intergénérationnelle dans les politiques environnementales ;
• Transformer l’économie mondiale et les systèmes financiers ;
• Lutter contre la crise mondiale de la pollution ;
• Protéger la nature et renforcer la résilience climatique.

Négociation sur le Projet de résolution du 1 au 5 décembre 2025

Le processus de négociation s’est articulé autour de 19 résolutions soumis par les pays pour examen auprès du Comité des représentants permanents (OECPR), avant d’être adoptés en séance plénière. Ces résolutions ont été réparties en quatre groupes comme suit :

• Groupe A, Nature et climat : Ce groupe de résolution couvre plusieurs thèmes liés au renforcement de la réponse mondiale à l’afflux massif de sargasses et à la prolifération d’algues, à la restauration des récifs coralliens, à la gestion des incendies de forêt, à la protection des écosystèmes des grands fonds marins et à la gestion des incendies de forêt.

• Groupe B, Gouvernance et droit : Ce deuxième groupe de résolutions englobe des éléments liés aux objectifs suivants : renforcer le cadre des mécanismes environnementaux existants, promouvoir l’inclusion des jeunes dans l’élaboration des politiques environnementales, promouvoir des solutions environnementales par le sport, optimiser les ressources existantes, défendre les droits des communautés autochtones et veiller à ce qu’elles soient intégrées dans l’agenda national.

• Groupe C, Économie circulaire et pollution par les déchets chimiques<span;> : il combine des projets de résolution sur la pollution plastique, la sécurité chimique, les déchets électroniques, la qualité de l’air et les produits chimiques toxiques affectant la santé et la biodiversité. Il met l’accent sur les voies vers une économie verte, l’économie circulaire, les chaînes de valeur durables et les technologies respectueuses de l’environnement.

•Groupe D, Questions stratégiques relatives au budget et aux organes directeurs : ce dernier groupe est lié au projet de décision concernant le budget, la date et le lieu provisoires de l’UNEA-8, la gestion des fonds d’affectation spéciale et des contributions réservées, et le renforcement du siège de l’Organisation des Nations unies pour l’environnement à Nairobi afin de relever les défis environnementaux. [3]

En outre, pour chacun des groupes, des co-facilitateurs ont été désignés par le président de l’OECPR. Leur rôle consistait à faciliter les discussions et à veiller à ce que le processus décisionnel soit inclusif et fondé sur des preuves et des recherches scientifiques.

Principaux résultats de la réunion de négociation de l’OECPR

Après plusieurs jours de travail intense et de négociations entre les parties prenantes dans le cadre de négociations formelles et informelles, de débats et d’examens des projets de résolution. Au final, 15 résolutions ont été soumises pour discussion à l’UNEA, accompagnées de recommandations spécifiques à intégrer avant leur adoption lors des sessions plénière. Ces recommandations comprennent :

Pour le premier groupe, consacré à la nature et au climat, les parties prenantes recommandent :

• Encourager l’échange et la diffusion des connaissances relatives aux écosystèmes karstiques afin de renforcer les liens entre la science et la politique.

• Renforcer les mécanismes de coopération internationale existants afin de favoriser le dialogue et la coopération volontaire sur les écosystèmes karstiques entre les États membres et les parties prenantes intéressés.

• Promouvoir la recherche scientifique marine sur les écosystèmes des grands fonds marins et d’apporter un soutien à la restauration des récifs coralliens.

• Renforcer la gestion des incendies de forêt grâce à une approche communautaire et aux connaissances autochtones.

• Fournir un soutien financier aux pays en développement pour la mise en œuvre de leurs plans nationaux d’adaptation au changement climatique.

• S’attaquer aux causes de la prolifération des sargasses, en particulier celles qui trouvent leur origine sur terre. Il est important de s’attaquer aux causes profondes et de prévenir la prolifération des algues. La responsabilité des effets transfrontaliers et les mesures de réparation, y compris l’indemnisation des communautés côtières et des pêcheurs les plus touchés, sont essentielles.

Pour le groupe B, consacré à la gouvernance et au droit, les parties prenantes ont recommandé :
• Réformer et renforcer le cadre environnemental actuel en intégrant la participation des jeunes à l’élaboration des politiques environnementales, conformément à la législation nationale, et en promouvant l’éducation des jeunes, offrir aux jeunes des formations sur l’environnement afin d’améliorer leur compréhension et leur engagement.

• Intégrer les compétences durables et l’éducation environnementale dans les programmes scolaires à tous les niveaux et veiller à ce que les communautés autochtones et locales y aient accès par le biais de l’éducation formelle et informelle

• Renforcer les synergies entre les accords multilatéraux sur l’environnement (AME) et leur mise en œuvre afin de rationaliser la gouvernance environnementale mondiale et de remédier à la fragmentation.

• Promouvoir l’utilisation de l’IA pour résoudre les défis environnementaux, en particulier pour mener des évaluations environnementales, y compris des évaluations des risques.

• Favoriser la participation des enfants et des jeunes aux actions environnementales et climatiques.
• Les parties prenantes soutiennent la promotion de solutions durables par le sport pour une planète résiliente

En ce qui concerne le groupe C sur l’économie circulaire et la pollution par les déchets chimiques

A ce niveau, il important d’indiqué que Les parties n’ont pas convenu de prendre en considération la résolution liée à l’économie circulaire dans les résolutions, bien que certaines parties aient plaidé en faveur de leur inclusion. En conséquence, seule la pollution par les déchets chimiques a été retenue pour une discussion plus approfondie. Dans cet esprit, les parties prenantes ont formulé des recommandations à inclure lors de l’UNEA :

•  Les parties ont recommandé de déployer des efforts pour traiter la question des produits chimiques et des déchets au niveau mondial. Les parties prenantes appellent à la reconnaissance des conséquences de la pollution et de la contamination chimiques sur la santé humaine, animale, des écosystèmes et de la planète, en reconnaissant les charges disproportionnées qui pèsent sur les peuples autochtones, les femmes et les enfants, les travailleurs et les communautés en situation de vulnérabilité.

• Les parties prenantes exhortent les États membres à soutenir le rôle de premier plan du PNUE dans l’accord quadripartite visant à lutter de toute urgence contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) sous la supervision de l’Assemblée générale des Nations unies.

En ce qui concerne le groupe D, relatif aux questions stratégiques budgétaires et aux organes directeurs qui soutiennent l’efficacité du PNUE, les parties ont recommandé les points suivants :

•Les parties prenantes ont recommandé de maintenir le Kenya comme pays hôte des discussions sur l’environnement, compte tenu de son potentiel pour lutter contre la fragmentation et renforcer l’autorité politique, la cohérence institutionnelle et le pouvoir de mobilisation du PNUE et de l’UNEA, contribuant ainsi à la mise en place d’un système multilatéral plus coordonné et plus efficace.

Toutefois, les efforts visant à consolider la gouvernance environnementale en un seul endroit devraient s’accompagner de mesures visant à garantir l’équilibre régional et l’accès équitable, y compris pour les parties prenantes.

Discussion plénière de l’UNEA 7 et Adoption des résolutions

Les sessions plénières de L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a été marquée par plusieurs éléments clés, notamment les discours d’ouverture du président, des représentants des pays et des ministres.
Messages clés soutenues par les groupes majeurs :

•Le groupe africain a souligné l’engagement des états africains à lutter contre la crise environnementale. Par ailleurs, il demande l’application du principe des responsabilités communes mais différenciées, en exhortant les pays en développement à fournir une assistance dans la mise en œuvre du projet de résolution.
• Le groupe des entreprises et les industries ont appelé au déploiement de moyens financiers et à l’adoption de résolutions fondées sur des données scientifiques

• Le groupe des enfants et les jeunes :  ont exhorté au président de l’UNEA à mettre l’accent sur le multilatéralisme, à promouvoir des solutions inclusives garantissant la participation des jeunes aux négociations, y compris les organisations de la société civile.

• Le Représentant du Groupe des agriculteurs : à plaider rappeler leur participation au processus décisionnel car elle joue un rôle clé dans l’autonomisation alimentaire. Elle a également salué l’idée de la résolution sur la nature et la gouvernance, en particulier la décision de restaurer les écosystèmes.

• Le Représentant des groupes autochtones : elle a évoqué la marginalisation dont ils sont victimes et les raisons pour lesquelles ils devraient participer aux discussions. Elle a également rappelé les droits des communautés autochtones. Elle a exhorté à leur participation et à celle d’autres grands groupes.

• Le groupe des femmes : ont soulignés leur marginalisation face aux défis environnementaux et ils ont demandé une prise en compte d’une résolution mettant l’accent sur le genre et l’autonomisation des femmes

Ensuite, les travaux réalisés par l’OECPR sur le projet de résolution ont ensuite été présenté également que l’agenda pour la poursuite du processus de négociation.

Ce processus global a été guidé par le leadership de Son Excellence Abdullah Bin Ali Al-Amri, président de l’Autorité environnementale du Sultanat d’Oman.

Les résolutions adoptées lors de l’UNEA7

En conséquence, après des jours de négociations sur les projets de résolution pour une deuxième fois, les parties ont convenu d’un consensus sur seulement 11 projets de résolution et trois décisions pour assurer l’efficacité et la coordination du travail du PNUE.  Voici les résolutions adoptées :

Pour le cluster A sur la Nature et le climat, 4 résolutions ont été adoptés notamment : 

• Accélérer des actions mondiales pour promouvoir la résilience climatique des récifs coralliens ;

• Renforcer de la réponse mondiale à l’afflux massif d’algues sargasses ;

•  Renforcer la gestion mondiale des feux de forêt :
• Préserver des glaciers et de la cryosphère au sens large, en particulier dans les régions montagneuses.

Pour le cluster B sur, Gouvernance et droit, 4 résolutions ont été adoptées :
•  Promouvoir de solutions durables par le sport pour une planète résiliente
•Promouvoir des synergies, de la coopération ou de la collaboration pour la mise en œuvre nationale des accords multilatéraux sur l’environnement et d’autres instruments environnementaux pertinents
•Renforcer la participation significative des jeunes aux processus environnementaux et sur l’éducation à l’environnement

• Intégrer des systèmes d’intelligence artificielle pour assurer la durabilité environnementale

Pour le cluster C en lien avec la pollution par les déchets chimiques, trois (3) résolution ont été adopté :

• Renforcement de la coopération internationale en matière de gestion écologiquement rationnelle des minéraux et des métaux

• Gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets
• Dimensions environnementales de la résistance aux antimicrobiens

Pour le cluster D relative au budget et aux organes directeurs, à ce niveau trois (3) décisions ont été adoptées :

• La gestion des fonds d’affectation spéciale et des contributions affectées
• Projet de décision sur la stratégie à moyen terme pour la période 2026–2029 et le programme de travail et budget pour l’exercice biennal 2026–2027
• Renforcer le rôle du siège du PNUE à Nairobi pour relever les défis environnementaux et améliorer la coopération multilatérale afin d’assurer une gouvernance multilatérale efficace.[4]

 

ANALYSE SUR L’UNEA7, PROCESSUS DE NEGOCIATION ET PROJET DE RESOLUTION ADOPTE 

Processus de negotiation

Concernant le processus de négociation, qui a été un jalon important de cette UNEA, il est important de souligner que le processus a connu une approche participative et inclusive, et tous les principes d’éthique ont été respectés.

Par ailleurs, malgré les efforts déployés pour assurer l’inclusivité et l’efficacité, plusieurs défis ont émergé lors des négociations, notamment :

Participation limitée des représentants des pays

Une préoccupation majeure lors de la négociation était la participation limitée des représentants du pays, en particulier ceux du sud mondial : créer moins d’inclusivité dans le processus. De nombreux pays non représentés ou totalement absents des négociations aux différents stades de l’Assemblée.  Dans certains cas, les pays étaient représentés par un délégué, ce qui rendait difficile une participation active ;

Ce manque de représentation a considérablement affecté l’inclusivité et l’équité du processus de négociation. Les discussions de l’ANUE-7 se sont souvent tenues dans plusieurs groupes de travail parallèles, avec des sessions distinctes se déroulant en même temps. Pour les pays ayant de petites délégations ou aucune délégation dans certaines salles, il est devenu difficile de suivre toutes les discussions, de défendre leurs priorités et de contribuer de manière significative à l’élaboration des résolutions.

Temps limité pour une discussion approfondie sur les projets de résolution

Un autre défi critique observé pendant les négociations était le temps insuffisant alloué pour examiner et discuter en profondeur des résolutions. De nombreux projets de résolutions ont été transmis à l’OECPR avec des délais serrés, laissant aux délégués une possibilité très limitée d’analyser en profondeur des questions complexes.

En conséquence, plusieurs paragraphes du dispositif n’ont pas été pleinement compris par les négociateurs, surtout lorsqu’il s’agissait de langage technique ou de formulations ambiguës. Dans certains cas, les délégations n’ont pas eu assez de temps pour consulter en interne, coordonner leurs positions ou proposer des amendements significatifs.

Cette situation a conduit à l’adoption de certaines résolutions par le compromis, malgré des divergences et des préoccupations non résolues. Certaines discussions qui auraient dû être finalisées à l’OECPR ont plutôt été poussées vers les sessions de l’ANUE, ajoutant de la pression et réduisant l’espace pour des négociations constructives. En fin de compte, le manque de temps adéquat a entravé la qualité et la clarté de certains résultats négociés.

Manque de clarté sur la finance :

Le processus de négociation n’a cependant pas apporté de clarté et une communication équitable sur le mécanisme de financement pour la mise en œuvre de ces résolutions.

Malgré, plusieurs demandes communes et différenciées de la part des négociateurs des africains pendant la salle de négociation ont émergé.  Également des pays comme le Brésil, Caraïbes et certains pays africains comme le Kenya ont rappelé et insisté sur la nécessité de fournir un financement aux pays développés pour soutenir l’action au niveau national.

Retrait de certains projets de résolution clés et absence de résolution sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

Les parties prenantes retirent le projet de résolution sur l’économie circulaire, que les principales et d’autres parties prenantes considèrent comme un élément important pour développer des économies durables afin de promouvoir une transition équitable, inclusive et équilibrée entre les sexes vers une économie circulaire non toxique et nuisible, axé sur l’innovation locale, la production et la consommation durables, et les innovations sociales.

Également le manque de résolution en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes : soutenir les groupes de femmes, qui était par majors comme une considération moindre envers les femmes malgré les défis auxquels elles sont confrontées en raison des défis environnementaux, y compris le rôle qu’elles jouent à terme dans l’avancement des solutions grâce à des mesures d’adaptation. Aucune résolution n’était explicitement accordée aux femmes, ce qui soulève des préoccupations du groupe sur l’inclusivité du processus

Analyse des projets de résolution adoptés

Tout d’abord, il est important de souligner que l’adoption de ces résolutions témoigne d’une réelle préoccupation et d’un engagement collectif à répondre aux crises environnementales actuelles. En outre, elles prennent en compte les réalités locales et s’alignent sur les circonstances et priorités nationales des États membres.

Les résolutions adoptées sont significatives, car elles reflètent à la fois l’innovation, la participation inclusive et la volonté d’intégrer l’ensemble des parties prenantes dans la lutte contre les défis environnementaux.

Parmi les résolutions les plus importantes adoptées figurent celles qui traitent :

L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), pour renforcer les actions environnementales ;
Promouvoir de solutions durables par le sport pour une planète résiliente ;
Renforcer la participation significative des jeunes aux processus environnementaux et sur l’éducation à l’environnement ;

Coopération ou de la collaboration pour la mise en œuvre nationale des accords multilatéraux sur l’environnement et d’autres instruments environnementaux pertinents

Renforcement de la coopération internationale sur la gestion écologiquement rationnelle des minéraux et des métaux, la gestion des incendies de forêt, et la gestion des produits chimiques et des déchets.

Collectivement, ces résolutions ont le potentiel d’accélérer considérablement l’action environnementale mais aussi réduire les pressions anthropiques qui affecte notre biodiversité.

Par exemple, la résolution sur l’IA offre une opportunité de renforcer la gouvernance environnementale. Grâce à sa capacité à collecter, traiter et analyser de grands volumes de données, l’IA peut soutenir la prise de décision fondée sur des preuves, améliorer les systèmes d’alerte précoce, renforcer la surveillance environnementale et accroître la transparence et la responsabilité dans la mise en œuvre des politiques.

Également que la résolution sur la prise en compte des jeunes dans la lutte contre les défis environnementaux servira de moteur qui catalysera l’action environnementale et apportera une force dans la mobilisation, de l’innovation

En outre, la mauvaise gestion du courant de minéraux et l’utilisation dans le métal dans plusieurs pays entraînent une dégradation environnementale notamment la déréglementation, la perte de biodiversité et la pollution de l’eau. Ce projet de résolution promouvra une extraction minière responsables, une transformation et une production durables, une coopération internationale, ainsi qu’une sauvegarde sociale et économique.

Par ailleurs, malgré les avantages qu’offrent ces résolutions pour répondre aux défis environnementaux mondiaux actuels, elles n’ont de réel impact que lorsqu’elles sont traduites dans les politiques nationales et mises en œuvre à travers des actions concrètes.

Dans cet esprit, de véritables interrogations se posent quant au processus de mise en œuvre, notamment au regard des circonstances différenciées des pays. Une majorité d’entre eux, en particulier les pays en voie de développement, disposent de capacités limitées pour mettre en œuvre des actions d’adaptation, en raison de l’insuffisance des financements disponibles au niveau national et de la difficulté à mobiliser des ressources auprès des pays développés.

Les fonds existants sont souvent mobilisés pour répondre à d’autres priorités urgentes, telles que la construction d’hôpitaux, d’écoles et d’infrastructures sociales essentielles, ce qui limite davantage la capacité des États à investir dans des actions environnementales ambitieuses.

Sachant que lors de UNEA, le mécanisme de financement n’a pas suffisamment débattu malgré les requêtes de plusieurs pays en voie développement

Recommandation concrète pour la Guinée peut traduire les projets de Résolution de l’UNEA-7 en opportunités concrètes pour la Guinée

Déjà, il est important de rappeler que ces dernières années, le paysage environnemental de la Guinée s’est progressivement détérioré. Largement reconnu comme un pays riche en ressources naturelles et doté d’une biodiversité remarquable, fait maintenant face à une grave dégradation de l’environnement.

Les pressions humaines, combinées aux effets accélérés du changement climatique, menacent les écosystèmes, compromettent la croissance économique et mettent en péril les progrès du pays vers le développement durable. De nombreuses aires protégées de la Guinée, autrefois considérées, sont maintenant gravement touchées, entraînant la perte d’espèces et le déclin des services écologiques essentiels aux communautés.

Au-delà de ces impacts, la gouvernance environnementale reste fragmentée, par plusieurs défis qui nécessitent encore d’être traité notamment :

1. La faible implication des jeunes et de la société civile dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies nationales ;
2. Difficulté à concilier les objectifs de développement économique avec les exigences de protection de l’environnement ;

3. Participation limitée du secteur privé dans la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ;

4. Défis liés à la mobilisation des ressources financières, tant au niveau national qu’international pour renforcer l’action environnemental ;
5. Difficulté à tirer pleinement parti de la digitalisation comme levier pour renforcer l’action environnemental

Ces obstacles structurels freinent la transformation des politiques en véritable instrument d’accélérer le développement durable, de renforcer la gouvernance environnementale et renforcer la résilience.

Dans cet esprit, au regard des résultats que l’UNEA7 à produit en termes d’actions concrètes pour le renforcement de la résilience, il est important de traduire ces résolutions en opportunités concrètes pour la Guinée. Et cela implique l’implication de toute les parties prenantes clés, y compris les jeunes, les organisations de la société civile, les secteurs privés et le gouvernement.

Voici des pistes de solutions, concrète et adaptés aux réalités guinéennes à promouvoir pour traduire les projets de résolutions en opportunité à savoir :

1. Institutionnaliser les décisions de l’UNEA dans les politiques nationales

• Intégrer systématiquement les résolutions de l’UNEA-7 dans : la Politique nationale de l’environnement ; les stratégies sectorielles (mines, énergie, agriculture, urbanisme).
• Mettre en place un mécanisme interministériel de suivi de l’UNEA, coordonné par le MEDD, avec un point focal clairement désigné.

2. Renforcer la participation des jeunes et de la société civile

• Créer un cadre national de consultation permanente des jeunes et des OSC sur la mise en œuvre des résolutions environnementales.
• Soutenir les réseaux de jeunes sur le climat et l’environnement pour qu’ils participent au suivi, à la sensibilisation et à la collecte de données locales.
• Intégrer les jeunes dans les délégations officielles aux futures sessions de l’UNEA et de l’OECPR.

3. Mobiliser des financements climatiques et environnementaux

• Traduire les résolutions de l’UNEA-7 en projets bancables. Pour cela, il est important de renforcer l’appropriation des projets de résolutions auprès de toutes les parties notamment les jeunes, la société civile afin de mobiliser les fonds auprès des partenaires au niveau national et internationales.
• Accélérer le processus d’accréditation des organismes privés et public afin d’accéder à des financements à grande échelles auprès des fonds tel que le fond vert climat. Également, faire des demandes de financement de projet auprès du  FEM/GEF, le Fonds pour l’environnement mondial ; les fonds bilatéraux et philanthropiques.

4. Valoriser la gestion durable des minéraux et des métaux

D’autant plus que la Guinée a engagé l’un des plus grands projets d’exploitation de fer au monde, à savoir le projet Simandou, qui comporte des enjeux majeurs pour la biodiversité guinéenne et les écosystèmes locaux. Dans ce contexte, il est essentiel de :
v  Mettre en œuvre et de faire respecter des normes environnementales et sociales renforcées dans le secteur minier, en cohérence avec les résolutions de l’UNEA-7

5. Renforcer la coopération régionale et internationale

• S’appuyer sur la CEDEAO et l’Union africaine pour harmoniser les normes environnementales.
• Développer des partenariats techniques avec les agences onusiennes et les centres de recherche africains.
6. Exploiter les outils de digitalisation tel que l’intelligence artificielles pour la gouvernance environnementale, cela permet de réaliser des études d’impacts environnemental, de renforcer le suivi environnemental ; d’accéder à des données fiables collecte de données communautaires mais aussi de doter des solutions innovantes

Conclusion 

La septième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA-7) a représenté une étape cruciale dans la gouvernance environnementale mondiale, en rassemblant les États membres, les jeunes, la société civile, les communautés autochtones et le secteur privé autour de solutions durables pour une planète résiliente. Grâce à son approche inclusive et participative, des solutions concrètes ont été promues et 11 résolutions ont été adoptées, couvrant notamment la protection de la biodiversité, l’adaptation aux changements climatiques, l’autonomisation des jeunes, la gestion des produits chimiques et des déchets, la mobilisation des technologies, ainsi que le renforcement de l’efficacité du PNUE, y compris à travers la promotion de l’intelligence artificielle et la gestion durable des minéraux et des métaux.

Pour la Guinée, ces résolutions constituent une opportunité stratégique majeure, d’autant plus que la gouvernance environnementale nationale reste fragilisée par de nombreux défis institutionnels, financiers et opérationnels. Leur intégration dans les politiques et stratégies nationales existantes permettra de renforcer l’action environnementale, de répondre plus efficacement aux défis auxquels les communautés sont confrontées, et de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre la crise environnementale.

Annexe
Au-delà des résolution, UNEA a également permis de proceder au lancement :
#YouthtoBEATPOLLUTION campaign, and introduced the Global Waste Management Outlook 2024 for Youth. 
launch of the Global Environmental Outlook 7,

Partage des Outils de IA concrets pour les recherches  notamment :
OZONE GPT : dedié à la recherche environnemental

Meeting AI : Pour les prise de Note

NATI AI : Elle permet la classification et l’extraction de données, et optimisez l’efficacité de vos flux de travail.

https://www.unep.org/environmentassembly/
https://qr.scanned.page/uploads/pdf/zcN78e_d5c311cccdbfe293.pdf
[3] clustering.pdf
[4] Outcomes of UNEA-7

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