Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), à travers sa Coordination Guinée a organisé, samedi 29 novembre 2025, une session de formation destinée aux journalistes et animateurs d’émissions. L’objectif est de renforcer leurs capacités afin de mieux sensibiliser les populations à l’abandon de ce fléau.
Cette cérémonie qui s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry a connu la présence du représentant du ministère de la Communication et de l’Information, Mohamed François Camara, de la représentante d’ONU Femmes, Dre Dieynaba Ndao, de l’ONG CEGUIFED.
Dans son allocution, le Coordinateur National du REMAPSEN, Moussa Iboun Conté, a rappelé que cette 19e campagne mondiale mettra l’accent sur les violences facilitées par les technologies numériques. Il a aussi rappelé le rôle que les journalistes peuvent jouer dans la lutte contre les VBG. « Cette formation qui était axée sur les VBG, permettra aux journalistes de connaître des mécanismes afin de réduire au maximum les violences à l’égard des femmes et des filles. Dans leur rôle de sentinelle, nous sommes convaincus que les médias peuvent rappeler aux États leurs engagements internationaux en matière de santé publique pour que les gouvernements puissent pratiquer ceux qu’ils ont toujours prêché dans la protection des femmes et des filles. » A-t-il rappelé.
Le thème retenu cette année est : « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique à l’égard de toutes les femmes et des filles ». Cyberharcèlement, discours haineux et autres formes de violences en ligne seront au cœur des actions de sensibilisation.
Dr Dieynaba Ndao, Représentante de l’ONU Femmes, a insisté sur la nécessité de renforcer la résilience numérique des femmes et des filles afin qu’elles puissent se protéger et riposter face aux violences. « Nous savons qu’il y a beaucoup de femmes qui sont victimes de la violence, mais qui ont des problèmes pour accéder à la justice pour avoir gain de cause. Donc un appel à l’accès à la justice lorsque ces femmes sont vraiment victimes de violences facilitées par le numérique. Mais aussi renforcer le soutien de ces femmes parce que quand on est victime de violences quelque soit le type de violences nous avons besoin d’être assistés, surtout sur le plan psychologique. » A-t-elle recommandé.
Cette rencontre a été une occasion pour le Coordinateur National du REMAPSEN de présenter le réseau et inviter les journalistes à s’intéresser aux sujets sur la santé et l’environnement afin qu’ils deviennent membres. La formation s’est clôturée par la photo de famille.
Amara Morgan pour Kabakonews.com
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