Dans le prolongement de la mission effectuée à Lambanyi, la délégation dépêchée par le Ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a poursuivi son itinéraire opérationnel dans la commune de Ratoma afin de procéder à une évaluation circonstanciée du dispositif de précollecte et du mode de gestion des déchets ménagers. Cette descente sur le terrain, conduite avec la rigueur méthodologique requise, s’est déroulée en présence des responsables du Ministère, de l’ANASP, des équipes techniques, des PME partenaires ainsi que des autorités locales, tous mobilisés autour d’un même impératif : réhabiliter un système de gestion des déchets aujourd’hui sous tension, et en redéfinir les normes, les responsabilités et la gouvernance.
𝐃𝐨𝐧𝐧é𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 à 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐑𝐚𝐭𝐨𝐦𝐚.
Population estimée : 235 000 habitants
Organisation administrative : 11 quartiers, 53 secteurs, 153 carrés
PME opérationnelles : 22 entreprises sous contrat de 2 ans
Fréquence théorique d’enlèvement : 2 passages hebdomadaires
Nombre total d’abonnés déclarés : 15 840
Il ressort de ces données que, pour une population de près de 40 000 habitants dans les zones échantillonnées, seuls 15 000 abonnés sont effectivement enregistrés, soit un taux de pénétration de 37 %. Ce déficit structurel signifie qu’entre 100 et 150 tonnes d’ordures ménagères se déversent quotidiennement dans l’environnement immédiat, faute d’être captées par les circuits formels de précollecte. Une telle situation expose la commune à un risque majeur d’insalubrité chronique dont les effets cumulatifs sur la santé publique, l’environnement et le tissu social sont désormais manifestes malgré les efforts consentis par le Gouvernorat et le patron de la délégation spéciale que nous remercions pour la transparence.
𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐦𝐢𝐬 𝐞𝐧 é𝐯𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞
1. Taux de pénétration extrêmement faible des PME dans les zones d’habitation.
2. Capacités opérationnelles fragiles, insuffisantes au regard de l’ampleur des besoins.
3. Irrégularité des fréquences d’enlèvement, malgré les prescriptions contractuelles.
4. Taux d’abonnement inférieur aux attendus, révélateur d’un déficit de confiance ou d’adhésion.
5. Hétérogénéité et absence d’harmonisation des tarifs, induisant des incompréhensions chez les ménages.
Dans le cadre de cette mission, les équipes ont également procédé à une enquête de proximité auprès des ménages, permettant de recueillir leurs observations sur la fréquence réelle des enlèvements, la qualité du service et les interactions avec les PME. Ces retours, souvent critiques mais constructifs, constituent un matériau essentiel pour une réforme fondée sur l’expérience vécue par les populations.
𝐎𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧
L’intervention vise à poser les bases d’un redressement profond du système de précollecte à travers :
a. Une analyse exhaustive de la chaîne opérationnelle, pour en identifier les vulnérabilités structurelles.
b. La constitution d’un référentiel de données fiables, préalable indispensable à toute réforme durable.
c. Le renforcement du dialogue entre les PME et les populations, afin d’assainir les relations de service.
d. L’élaboration de nouveaux cahiers des charges plus exigeants, articulés autour d’indicateurs vérifiables.
e. Le déploiement d’un programme de montée en compétences au profit des PME.
𝐔𝐧𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é𝐬 𝐞𝐭 𝐝’𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐭é𝐞𝐬.
Au-delà du simple constat, cette démarche, structurée et participative, vise à clarifier les responsabilités à chaque niveau acteurs institutionnels, collectivités, PME et populations afin de substituer à l’improvisation actuelle un modèle fondé sur la redevabilité, la cohérence et la transparence. Elle ouvre la voie à l’élaboration de solutions concertées, techniquement robustes et socialement acceptables, condition indispensable pour assainir durablement le cadre de vie et restaurer la confiance entre citoyens, opérateurs et autorités publiques.
Source: Service Communication du MHH
Kabakonews.com





