Chères concitoyennes, chers concitoyens,
C’est avec une colère sourde et une indignation palpable que nous, membres du Collectif des Associations et Féministes contre les Violences Basées sur le Genre, prenons la parole aujourd’hui. La nuit du 19 avril à Kipé a été le théâtre d’agressions inqualifiables, visant des filles professionnelles de sexe qui, déjà victimes de stigmatisation, ont subi des violences inacceptables. Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, témoins de cette barbarie, sont un cri d’alarme que nous ne pouvons ignorer.
Ces images, qui frappent notre conscience collective, révèlent une cruauté insupportable mais aussi une vérité désolante : la stigmatisation et l’absence de protection des travailleuses du sexe. Chaque jour, ces femmes vivent dans la peur de violences physiques et psychologiques, alimentées par un système qui les marginalise et les laisse sans défense.
Nous appelons donc l’État guinéen à agir sans délai. Une enquête immédiate et approfondie sur ces agressions est non seulement souhaitable mais impérative. Les coupables doivent être identifiés et traduits en justice. Les victimes méritent réparation, ainsi qu’un soutien psychologique et médical pour surmonter cette épreuve traumatisante.
De plus, nous exigeons que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour garantir la sécurité de toutes les femmes sur notre territoire. Des politiques publiques doivent être élaborées pour protéger les plus vulnérables. Des programmes de sensibilisation sont nécessaires pour combattre la stigmatisation liée au travail du sexe. La lutte contre les violences basées sur le genre doit devenir une priorité nationale, nécessitant une mobilisation collective et une volonté politique affirmée.
Nous lançons un appel vibrant à la société civile : il est temps d’agir ! Mobilisons-nous pour soutenir ces femmes. nous ferons entendre celles qui sont souvent réduites au silence.
Nous restons fermement engagés dans la défense des droits des femmes. Nous œuvrons pour un avenir où chacune d’entre elles pourra vivre en sécurité, sans crainte de violence ni d’exploitation.
#violencesauxfemmes
#ministeredelasecurite
#ministeredelapromotionfeminine







