Le procès en appel de Aliou BAH s’est ouvert ce mercredi 26 mars 2025, à la Cour d’Appel de Conakry. A l’ouverture c’est la question de constitution de la partie civile qui a occupé les débats. Les avocats ont relevé que le président de la transition ne s’est jamais constitué en partie civile dans cette affaire. En réplique, le Procureur Général a rappelé que le parquet en constatant des violations des droits de l’homme peut mettre en marche l’action publique en se constituant partie civile.
Mamadou Aliou BAH a été condamné pour des faits d’« Offense et diffamation contre le chef de l’Etat par le biais d’un système informatique », selon les dispositions de l’article 659 du code de procédure pénale et 3, 4 et 6 de la loi L10.
Maitre Pépé Antoine Lamah d’entrée a évoqué les raisons de cet appel devant cette juridiction par la défense du président du Model. Il rappelle je cite : « Nous constatons que le droit à la liberté de la presse a été violé par le TPI de Kaloum, y a eu la violation de la loi sur la liberté de la presse, des engagements internationaux de la Guinée ont été aussi violés dans cette affaire. » fin de citation. La défense a aussi sollicité l’annulation de la décision numéro 002 du 07 janvier 2025, du TPI de Kaloum pour une relaxe pure et simple de son client. Elle a rappelé que la Guinée n’a pas un président de la République dans ce cas d’espèce, mais plutôt un chef de l’Etat. Selon elle, Mamadou Aliou BAH a été condamné pour avoir offensé le président de la République qui n’existe pas. Le parquet est revenu pour dire que la fonction du président de la République existe. Il s’est adossé sur le journal officiel de la république. Selon Fallou Doumbouya la décision de condamnation de M. Aliou BAH est dérisoire. Il a promis de le démontrer durant les débats.
Amara Morgan
Pour Kabakonews.com






