La République démocratique du Congo (RDC) connaît l’une des pires crises depuis de nombreuses années. Damien Mama, Représentant résident du PNUD dans le pays, analyse l’impact de la crise et la manière dont son entité répond aux besoins urgents et comment elle apporte un soutien à long terme.
1. Comment la crise affecte-t-elle les Congolais et le travail du PNUD ?
Des millions de personnes s’enfoncent dans la pauvreté, les services publics s’effondrent et des communautés entières sont déplacées. L’impact de cette crise est profondément ressenti à Kinshasa également. Chaque jour, nous entendons des récits de familles qui ont tout perdu, de mères à la recherche de vivres, d’enfants privés d’école et de communautés entières obligées de fuir.
Des infrastructures vitales telles que des écoles, des centres de santé et des bureaux de justice ont été détruites. Des entreprises autrefois florissantes ont fermé leurs portes. L’avenir des gens est en train de s’effacer sous nos yeux. Le défi est immense, mais notre engagement à faire en sorte que les personnes touchées par cette crise ne soient pas oubliées l’est tout autant.
Nous coordonnons une réponse d’urgence qui renforce la résilience. L’objectif est de lier l’aide immédiate au redressement rapide et au développement à long terme, afin de garantir qu’une fois la crise passée, les communautés puissent se reconstruire durablement.
2. Avec l’augmentation des déplacements, comment la RDC peut-elle rompre le cycle ?
Imaginez devoir quitter votre domicile sans rien d’autre que vos vêtements sur le dos. C’est la réalité de centaines de milliers de personnes à l’heure actuelle. Certains des déplacés qui regagnent leurs villages, tels que les 40 000 personnes dans le Masisi et les 30 000 dans le Nyiragongo, y trouvent leurs maisons détruites, leurs écoles et leurs centres de santé disparus ou que leurs terres occupées. Les maisons, les écoles et les systèmes d’approvisionnement en eau doivent être reconstruits d’urgence.
Le PNUD se concentre sur le rétablissement des services essentiels et la reconstruction des infrastructures. En répondant aux besoins immédiats et à long terme, nous veillons à ce que les communautés déplacées puissent refaire leur vie sans craindre de devoir fuir à nouveau.
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