Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé ce mardi 10 décembre 2024, à l’ouverture de l’atelier régional intitulé « Plateforme Régionale de Formation sur les Crimes d’Atrocité (REACT) » au Centre de Formation Judiciaire. Cet atelier vise à renforcer les capacités des magistrats et officiers de police judiciaire guinéens en matière de droit pénal international. Cet atelier est organisé en partenariat avec l’Institut International de Syracuse pour la Justice Pénale et les Droits de l’Homme.
Ce renforcement de capacités de trois jours a pour objectif d’offrir aux participants une introduction pratique au droit international pénal, tout en abordant des thèmes cruciaux tels que la compréhension des crimes d’atrocité, les enquêtes et poursuites, ainsi que la coopération internationale dans ce domaine.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Ministre de la Justice Yaya Kaïraba KABA a souligné l’importance de cette formation dans le contexte guinéen. Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer l’indépendance et l’efficacité des magistrats face aux crimes internationaux.
Dans son allocution, Luc Briard Ambassadeur de la France en Guinée a réaffirmé le soutien de la France à la justice guinéenne.
Quant à la Directrice Générale Adjointe de l’Institut International de Syracuse, elle a mis l’accent sur le contenu du programme riche et structuré. Selon Céline Viguier ledit programme s’articule autour de cinq modules qui sont :
1. Introduction aux crimes d’atrocité et au droit pénal international : Ce module explore les définitions juridiques, l’évolution historique et les instruments juridiques internationaux relatifs aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et agressions.
2. Vue d’ensemble du cadre juridique international et guinéen : Discussions sur la manière dont la Guinée intègre les obligations internationales dans son droit national.
3. Principes de l’enquête sur les crimes d’atrocité : Formation sur les méthodologies et outils nécessaires pour mener des enquêtes approfondies et respectueuses des droits humains.
4. Le rôle du procureur dans les crimes d’atrocité : Éclairage sur les stratégies de poursuite et la protection des victimes et des témoins.
5. Coopération internationale : Analyse des outils et mécanismes pour une collaboration efficace entre États et institutions internationales.
Les travaux se poursuivront jusqu’au 12 décembre, avec des échanges interactifs et une évaluation des compétences acquises, dans l’espoir de poser les bases d’une justice plus efficace et inclusive en Guinée.
Amara Morgan
Pour Kabakonews.com






