L’humanité célèbre le 03 décembre de chaque année, la journée internationale des personnes en situation de handicap. Elle vise à promouvoir la compréhension des situations de handicap et à mobiliser le soutien pour la dignité, le droit et le bien-être des personnes vivant avec handicap. À cette occasion, kabakonews.com a rencontré ce mardi 03 décembre 2024, un maitre couturier atteint d’un handicap. Cette journée a été initiée en 1992 par l’organisation des Nations Unies (ONU).

Ibrahim Barry à son atelier de couture situé à la Ferme de Kaporo dans la commune de Ratoma, il parle de cette profession qu’il a préféré exercer malgré son état physique.
« C’est ici que je travaille. Je me débrouille ici, je préfère exercer ce métier que d’aller demander des sacrifices dans la rue. J’ai 07 enfants c’est avec ce métier que je subvient aux besoins de ma famille. Comme par exemple : payer la scolarité des enfants, la dépense et beaucoup d’autres choses. » A-t-il soutenu.

Il poursuit en disant que ça fait honte de quémander de l’argent à des inconnus : « .. » Ça fait honte, tant que je peux faire quelque chose, je préfère le faire que de rester dans la mendicité. S’il y a des gens ( mendiants) qui veulent travailler avec moi, je les appelle à venir travailler, nous pouvons travailler ensemble. » A-t-il précisé.
Dans l’exercice de ce métier de couture, Ibrahim Barry père de 07 enfants rencontre d’énormes difficultés. Il énumère quelques-unes tout en demandant l’accompagnement des bonnes volontés.
« S’il y a des gens qui veulent m’aider, ils seront la bienvenue. Nous avons vraiment besoin du soutien. Je couds des habilles et je fais aussi des para-solaires. J’avais beaucoup d’apprentis, mais aujourd’hui je suis seul, par ce que j’avais un atelier ici ( à la ferme de Kaporo) avant les déguerpissements. Je manque de machines et je souhaite avoir deux ou trois pour pouvoir chercher des apprenants. C’est vraiment difficile avec cette condition. » Rappelle ce handicap moteur.
Au-delà de la couture, Ibrahim Barry fabrique des Para-solaires que les femmes utilisent dans les marchés pour se mettre à l’abris du soleil. Selon ce maitre couturier s’il y a des moyens pour agrandir son atelier cela lui permettra d’aider d’autres personnes vivant avec handicap à embrasser ce métier.
Amara Morgan
Pour Kabakonews.com







