La mission de vulgarisation de l’avant-projet de la nouvelle Constitution, dirigée par l’honorable Aissata Camara, a marqué une étape importante dans la préfecture de Kouroussa ce samedi 16 novembre. La journée a été ponctuée par des assemblées thématiques avec les forces de défense et de sécurité, ainsi qu’avec les acteurs sociopolitiques, suivies d’un point de presse.

La première étape de la mission s’est déroulée au camp d’infanterie de Kouroussa en présence du préfet, le colonel Idrissa Camara, et du secrétaire général chargé des collectivités, M. Moro Diallo. La délégation a été chaleureusement accueillie par les forces armées sous la conduite du lieutenant-colonel Bandjan Keita.
Au cours de cette rencontre, la cheffe de mission, Aissata Camara, a expliqué les motivations derrière l’élaboration de cette nouvelle Constitution et son caractère inclusif.
L’honorable Kabinet Camara à son tour a détaillé les innovations contenues dans l’avant-projet, notamment les articles 191 à 195 liés aux forces de défense et de sécurité.
La session a été enrichie par des échanges interactifs où les participants ont formulé des recommandations telles que :
• L’instauration des langues nationales comme langues officielles.
• La valorisation de l’alphabet N’Ko.
• Des garanties renforcées pour l’indépendance de la justice.
• La construction d’écoles pour enseigner les langues nationales.
• La lutte contre l’ethnicisation des partis politiques.
Le lieutenant-colonel Bandjan Keita a exprimé la satisfaction de la troupe face au travail du CNT et a promis une large restitution du contenu au sein des unités.
La seconde activité s’est tenue à la maison des jeunes de Kouroussa, où une foule impressionnante a accueilli la mission. Hommes, femmes, jeunes, sages, religieux et divers acteurs sociopolitiques étaient présents.
Dans son allocution, l’honorable Aissata Camara a expliqué en langue maninka les raisons et les objectifs de la mission. L’honorable Kabinet Camara, quant à lui, a présenté en détail les innovations du texte, toujours dans la langue locale pour garantir une meilleure compréhension.
Les échanges ont permis de soulever des préoccupations telles que :
• Le retour de la peine de mort dans la législation guinéenne.
• La réintroduction des dortoirs dans les universités pour faciliter la mobilité des étudiants.
• Des garanties contre les modifications arbitraires de la future Constitution.
Avec une participation de plus de 496 personnes, la rencontre s’est conclue par des photos de groupe.
Cette journée s’est achevée par un point de presse animé par les honorables Aissata Camara et Kabinet Camara. Les journalistes locaux ont été informés sur le processus d’élaboration de la Constitution, les objectifs de la mission, et les points novateurs de l’avant-projet.








