La 29ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique réunira à partir de ce lundi 11 novembre, les représentants de 198 pays, dont une centaine de chefs d’État, à Bakou, en Azerbaïdjan. Interrogé ce 11 novembre 2024, à l’occasion de cette COP, le Président de l’ONG Faso Vert affirme que cette conférence doit être un tournant décisif pour la réduction des effets sur le climat.
Alors que les températures mondiales battent cette année encore tous les records et que les catastrophes climatiques s’enchaînent, la COP29 est qualifiée de « COP de la finance ». Etienne BAGRE Président de l’association environnementale Faso Vert au Burkina Faso parle de la place de la COP29 pour la réduction des effets du changement climatique.
« La COP29 doit être un tournant décisif. Elle doit aller au-delà des engagements déclaratifs pour se focaliser sur la mise en œuvre concrète des solutions. L’accent doit être mis sur des politiques globales de financement climatique pour les pays les plus vulnérables, la transition énergétique juste, et la valorisation des initiatives locales comme celles des jeunes et des associations engagées dans la résilience climatique. » A-t-il rappelé.
Selon ce défenseur de la nature, l’Afrique doit s’unir pour l’obtention des fonds.
« L’Afrique doit parler d’une seule voix pour réclamer un accès accru et équitable aux fonds pour l’adaptation et l’atténuation. Il est essentiel d’insister sur l’importance de soutenir les initiatives locales et régionales qui offrent des solutions concrètes face au changement climatique. Les pays africains doivent également négocier activement pour obtenir des compensations justes pour les pertes et dommages liés aux catastrophes climatiques. » A-t-il conseillé.
Pour le respect des engagements des parties prenantes, Etienne BAGRE garde espoir.
« Je reste optimiste, mais avec prudence. Le respect des engagements dépend des pressions exercées par la société civile, les organisations internationales, et les médias. Si les États sont davantage tenus responsables et que des mécanismes de suivi contraignants sont établis, nous pourrons espérer des améliorations. Cependant, sans une volonté politique renforcée, ces engagements risquent de rester théoriques. »
Le vice-ministre azerbaïdjanais de l’Energie et secrétaire général de COP a été pris en flagrant délit faisant la promotion des énergies fossiles. Cette actualité est commentée par notre interlocuteur.
« Cette situation est regrettable et met en lumière l’impact néfaste des conflits d’intérêts. Promouvoir les énergies fossiles à l’orée d’une conférence dédiée à la transition énergétique est non seulement incohérent, mais également dangereux pour les efforts globaux. Cet événement rappelle la nécessité d’une gouvernance transparente et d’une vigilance accrue pour que la COP ne soit pas détournée de ses objectifs par des intérêts privés.
Amara Morgan
Pour kabakonews.com
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