La phase des plaidoiries et réquisitions dans l’affaire impliquant l’ancien président de l’assemblée nationale et ses anciens collègues, s’est poursuivie devant la chambre de jugement de la cour de répression des infractions économiques et financière Crief ce vendredi 18 octobre. Les répliques et plaidoiries des avocats de la défense ont pris fin tard la nuit. Amadou Damaro Camara accuse le représentant de l’Etat de vouloir sa condamnation dans ce procès.
L’ancien président de l’assemblée Amadou Damaro Camara invite le président de la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Economiques et financière (Crief) Yacouba Conté à dire le droit dans cette affaire.
« Après le changement j’avais décidé de ne pas venir reprendre les débats. Mais j’ai eu une information sur votre équipe qui m’a fait venir, je vous le dit en face. On m’a dit il faut aller, non seulement il est bon magistrat, mais surtout il très pieux. M. le président, la CRIEF notamment le représentant de l’Etat et le parquet souffre de quelque chose, on veut absolument obtenir une condamnation d’Amadou Damaro, c’est ça la démarche des deux parties. Vous avez vu dans les plaidoiries et pendant les débats on me dit que je défis la justice, on me dit que je modifie la justice, on me dit que je modifie la constitution, on me dit que j’ai financé le troisième mandat. On me fait un procès politique ce n’est pas normal. Est-ce qu’on est-là pour le troisième mandat, pour le changement de constitution, est ce qu’on est-là par ce que dans le passé Damaro a défié la justice, je n’ai jamais défié la justice. J’ai eu des problèmes avec un ministre qui n’était pas dans les normes, je me suis opposé, même quand j’étais au pouvoir que sa façon de faire n’était pas la meilleure façon de faire et on n’a prouvé après le changement. » A plaidé l’ancien patron du parlement guinéen.
Après des heures de plaidoiries et réquisitions, le juge Yaghouba Conté à finalement mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi 2 décembre 2024.
Pour rappelle Amadou Damaro Camara, Michel Kamano, Zenab Camara et Jun Sun Cheng sont poursuivis pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, prise illégale d’intérêts, corruption et complicité portant sur un montant de 15 milliards de francs guinéens pour la construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale.
Amara MORGAN pour Kabakonews.com.






