L’ONG “Problèmes de santé publique” a organisé, le 24 octobre 2026 dans la salle Malick Condé, une grande campagne de sensibilisation et d’information dédiée à la lutte contre le cancer du sein. Cette activité, qui s’inscrit dans le cadre du projet “C’est pour nos mères, c’est pour nos sœurs”, a connu un vif succès grâce à une forte mobilisation de jeunes et de femmes venus de divers horizons.
Le Professeur Bangali Traoré, coordinateur du Programme national de lutte contre le cancer, a ouvert les échanges en présentant les statistiques et la réalité de la maladie en Guinée.

« Les cancers du sein sont des tumeurs malignes qui se développent aux dépens du sein et qui ont pour caractéristique de se disséminer dans l’organisme. C’est souvent cette dissémination qui est responsable du décès des malades. Ce sont des affections chroniques qui évoluent longtemps à bas bruit, sans aucun symptôme, mais avec une possibilité réelle d’être dépistées à temps. Si ce n’est pas fait, la maladie progresse. Les hommes sont également concernés, mais dans seulement 1 à 2 % des cas, tandis que les femmes le sont dans 98 % des cas », a-t-il expliqué.
Journaliste et ambassadrice de l’événement, Sona Sylla s’est quant à elle engagée à mettre sa plume au service de la sensibilisation pour éradiquer le cancer du sein et du col de l’utérus.

« J’ai associé mon image à cet événement parce que la vie humaine est précieuse. Être ambassadrice d’une telle initiative contribue à quelque chose de grand. Il y a tellement de monde dans cette salle qu’on a du mal à se croiser. Être ici aujourd’hui, c’est promouvoir la lutte contre le cancer du col de l’utérus afin de réduire ce fléau qui touche nos mamans et nos sœurs. Certes, il est difficile de vaincre la maladie à 100 %, mais si nous pouvons y parvenir à 95 %, nous saurons que la bataille a été gagnée. Le mois d’octobre est dédié à cette cause, mais en tant que journaliste, je continuerai d’écrire toute l’année, car le cancer existe aussi après le mois d’octobre », a soulevé avec conviction.
De son côté, Amadou Bah, président de l’ONG “Problèmes de santé publique” et responsable du projet, a salué la mobilisation du public tout en exprimant sa gratitude envers les partenaires.

« Nous ne nous attendions pas à un tel engouement. Un grand merci à tous nos partenaires qui nous ont aidés à réaliser cette journée, car ce n’est pas facile. Ce genre d’initiatives touche les consciences. Comme l’a dit le Professeur, chacun est ambassadeur dans sa famille : tous ces jeunes venus de différentes écoles retourneront chez eux pour partager ce qu’ils ont appris, et peut-être même enseigner à leur mère l’autopalpation. C’est un réel plaisir pour nous », s’est-il réjoui.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






