Du 19 au 30 octobre 2026, la capitale arménienne accueille la 17ᵉ Conférence des parties sur la biodiversité. Pendant deux semaines, les représentants de 196 pays tenteront de faire progresser la protection de la nature, de débloquer les financements Nord-Sud et de réaffirmer le rôle essentiel des communautés autochtones.
EREVAN — Deux semaines pour espérer accélérer les efforts mondiaux en faveur de la biodiversité. L’enjeu de cette COP17, qui s’ouvre ce lundi 19 octobre à Erevan (Arménie), revêt un caractère d’extrême urgence : environ un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction au cours des prochaines décennies.
Avec 30 points inscrits à l’agenda, les négociations promettent d’être particulièrement intenses. La présidence arménienne s’est fixé un cap clair : faire aboutir les discussions dans le temps imparti pour éviter les blocages passés. Lors de la COP16 à Cali (Colombie) en 2024, les négociateurs n’avaient pas réussi à trouver un terrain d’entente à temps, poussant la diplomatie internationale à organiser un round supplémentaire à Rome en février 2025.
À mi-parcours des objectifs 2030
Quatre ans après la signature du cadre mondial de la biodiversité — texte fondateur adopté à Montréal en 2022 —, les 196 parties se trouvent à mi-parcours. Il ne leur reste désormais plus que quatre ans pour concrétiser leurs engagements à l’horizon 2030 :
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Protéger 30 % des terres et des mers.
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Restaurer 30 % des écosystèmes dégradés.
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Réduire de moitié les risques liés à l’utilisation des pesticides.
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Réorienter les financements : diminuer de 500 milliards de dollars (environ 445 milliards d’euros) par an les subventions néfastes à l’environnement, tout en augmentant de 300 milliards d’euros par an les aides bénéficiant à la nature.
Évaluer, financer et intégrer les communautés autochtones
Au-delà de l’évaluation des progrès réalisés depuis 2022, les négociations financières s’annoncent complexes. La répartition de l’effort financier entre pays du Nord et pays du Sud demeure le nerf de la guerre. L’autre dossier crucial concerne la place accordée aux communautés autochtones, véritables gardiennes de la biodiversité mondiale, dont la voix et les droits doivent être davantage intégrés aux décisions internationales.
Un pilier du Sommet de Rio (1992)
La Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) est l’un des trois traités majeurs signés lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992, aux côtés de la Convention-cadre sur les changements climatiques (à l’origine de l’accord de Paris en 2015) et de la Convention sur la lutte contre la désertification.
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