Suite à l’éboulement meurtrier survenu à la décharge de Dar-Es-Salam, le président de la Fédération des Gestionnaires de Déchets de Guinée a exprimé sa tristesse et sa compassion aux familles des victimes. Sory Camara plaide auprès de l’État pour une accélération des opérations de libération des emprises autour du site.

Profondément touché par ce drame, Sory Camara, président de ladite fédération et fondateur du Centre de recherche environnementale et de valorisation des déchets, ne cache pas sa désolation.
« C’est très triste, c’est très dommage, nous sommes vraiment très attristés et endeuillés. C’est toute la République de Guinée ainsi que la République sœur de Sierra Leone qui sont en deuil, et c’est une journée noire pour le secteur de l’assainissement en particulier. Nous prions pour le repos de l’âme des disparus et présentons nos condoléances les plus attristées à leurs familles et proches. Nous invitons également les populations à plus de vigilance et de responsabilité en libérant au plus vite les alentours de Dar-Es-Salam, car le danger persiste. Plus les fortes pluies arrivent, plus le risque augmente. Les habitants restent vulnérables tant qu’ils occupent ces lieux. Chacun doit prendre conscience de la situation et se rappeler que nos vies sont précieuses : chaque âme perdue est une douleur insupportable. »

Cet acteur de la gestion des déchets salue néanmoins l’État pour sa proactivité dans le processus de démantèlement des zones à risque, tout en l’exhortant à accélérer la démarche et à sécuriser immédiatement le perimètre.
« Il faut féliciter le gouvernement pour les actions déjà entreprises dans le cadre du déguerpissement. Le processus a été lancé il y a quelques jours face à un risque clairement identifié et majeur, mais c’est malheureusement au cours de ce déploiement que l’incident est survenu. Nous félicitons ces efforts tout en demandant au gouvernement de redoubler d’ardeur pour accélérer le déguerpissement des populations riveraines. Nous l’invitons aussi à instaurer très rapidement des mesures de sécurité autour du site. Aujourd’hui encore, malgré la tragédie, on y voit des enfants qui s’exposent au plus grand danger sur ces montagnes d’ordures. »
Amara Morgan pour Kabakonews.com





