Comparant ce mercredi 17 juin 2026, par devant le tribunal de première instance de Dixinn pour « diffamation et injures », Tady Kourouma persiste et signe. Poursuivie par le Dr Ismaël Sylla, le gynécologue qu’elle accuse d’être l’auteur d’une grossesse ayant brisé son mariage, la prévenue a promis à la barre de se battre jusqu’au bout pour son honneur et celui de son enfant. L’audience a été renvoyée au 8 juillet prochain pour la suite des débats.
Devant le juge, Tady Kourouma est revenue en détail sur la genèse de cette affaire qui déchire sa vie de famille.
« Le Docteur Ismaël est le médecin de famille, mais aussi mon gynécologue. Lorsque j’ai eu des complications, je me suis rendue à sa clinique. Il m’a expliqué qu’il devait procéder à un lavement. Entre-temps, il m’a administré une substance qui m’a endormie, et il a profité de mon inconscience pour coucher avec moi. À mon réveil, je lui ai dit : “Docteur, vous n’avez pas fait qu’un simple lavement”. Il a acquiescé en disant : “Oui, j’ai couché avec toi, je n’ai pas pu résister”, avant de me demander pardon. Quelques mois plus tard, j’ai découvert que j’étais enceinte. Cette situation a détruit mon foyer et mon mari a demandé le divorce. »
Selon les déclarations de la prévenue, le médecin aurait tenté de dissimuler l’affaire dans un premier temps.
« Le Docteur Ismaël m’a logée dans une maison à Sonfonia, dont il a payé le loyer pendant un an. En agissant ainsi, il pensait me manipuler comme une enfant et voulait continuer à profiter de moi. J’ai catégoriquement refusé, en lui rappelant que je n’étais pas son épouse légitime. C’est suite à ce refus qu’il a cessé de prendre en charge son enfant. »
« Je n’abandonnerai pas »
Très affectée, Tady Kourouma a confié au tribunal qu’elle souffrait aujourd’hui de troubles psychologiques graves liés à ce traumatisme. Déterminée, elle martèle qu’elle n’abandonnera pas ce combat judiciaire. Elle demande désormais que le Dr Ismaël Sylla assume ses responsabilités et subvienne aux besoins de l’enfant.
La suite de la procédure est prévue pour le 08 juillet 2026 pour ce procès qui retient l’attention du public.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






