La pluviométrie connait un retart en Basse Guinée cette année. Selon le Directeur Général de l’Agence Nationale de la Météorologie de Guinée cette situation est liée à la variation spatio-temporelle. Docteur René Tato Loua s’est exprimé ce mardi 19 mai 2026, lors d’un entretien accordé à notre rédaction. Il a souligné que les prochains mois seront marqués par de fortes précipitations, tout en préconisant des mesures de prévention urgentes.
Alors que la saison des pluies connaît un démarrage morose en Basse Guinée, le patron de la météorologie nationale en dévoile les raisons.
« Il y a une variation spatio-temporelle. Cela signifie que les différentes zones géographiques ne partagent pas les mêmes réalités climatiques. Par exemple, dans le sud et l’ouest du pays, notamment en Guinée Forestière, le démarrage des pluies a été précoce. En revanche, sur la Basse-Côte, le début de la saison est tardif. C’est ce qui explique pourquoi, jusqu’à présent, Conakry n’a pas encore enregistré de vraies pluies. C’est une caractéristique propre à cette année. » A-t-il expliqué.
Risques d’inondations : un appel à la vigilance
Le Directeur Général prévoit néanmoins des pluies torrentielles en Basse Guinée et en Guinée Forestière pour les mois à venir. Il invite dès maintenant les autorités et les citoyens à prendre des mesures rigoureuses pour éviter des drames.
« Cette année, les pluies vont être particulièrement intenses sur la Basse-Côte et en Guinée Forestière. Qui dit fortes pluies, dit obligatoirement risques d’inondations et de vents violents par endroits. Il faut agir dès maintenant. Il est crucial de prendre des précautions immédiates pour minimiser les dégâts matériels et humains. »
Une surveillance scientifique 24H/24
Pour faire face à ces alertes, l’Agence Nationale de la Météorologie assure qu’un dispositif de surveillance continue a été mis en place afin d’informer et de protéger la population contre les caprices du climat.
« La météo travaille 24 heures sur 24, nous ne dormons pas. Nous surveillons le temps en permanence. Parfois, on nous compare à des « devins » du climat, mais j’insiste sur le fait que notre travail repose strictement sur la science », conclut le Docteur René Tato Loua.
Amara Morgan pour Kabakonews.com






