Lancement ce jeudi 12 mars 2026, à Conakry de la campagne sur la protection et l’intégration des enfants et des jeunes en mobilité. L’objectif est de sensibiliser les citoyens aux dangers de la migration irrégulière et de promouvoir la réinsertion professionnelle des jeunes. Cette activité s’est tenue lors d’une conférence de presse animée à la Maison commune des journalistes, à La Minière, dans la commune de Dixinn.
Le droit des enfants et leur réinsertion, après un long périple migratoire, ont été largement débattus par des spécialistes en gestion des ressources humaines. Aimé Baba, conférencier, a décliné l’objectif de cette rencontre.« L’objctif de cette campagne est donc de s’assurer que le dialogue s’établit entre les autorités et les groupes de jeunes dans les communautés de nos pays. Pour leur permettre effectivement de discuter de leurs préoccupations, de faire respecter leurs droits, et aussi de réussir à participer à l’effort de développement de leur pays. »La représentante du Parlement des Enfants de Guinée, Hawa Jude Tounkara, a évoqué le regard de la société sur les jeunes en mobilité.« Aucun enfant ne devrait perdre sa dignité simplement parce qu’il est en mouvement. Et pourtant, pour de nombreux enfants et jeunes sur les routes migratoires, le regard de la société devient parfois plus lourd que le voyage lui-même. Un regard qu’ils jugent, qu’ils stigmatisent ou qu’ils ignorent, tout simplement. Aujourd’hui, la campagne « Mobilité et Dignité, changeons de regard » nous rappelle une vérité essentielle. Derrière chaque parcours de mobilité, il y a une histoire, un espoir et un individu qui méritent respect et protection », a-t-elle encouragé.Le directeur national de l’Enfance, Akoye Guilavogui, a présenté la politique d’action menée par les autorités pour la protection des enfants. « L’année dernière, nous avons présenté la politique nationale de l’enfance numéro 3. Elle tient compte du renforcement de sa protection au niveau communautaire, des interventions d’ordre familial, et donne le signal d’une interaction autour de l’enfant. Les représentants de plusieurs pays concernés par la question migratoire, notamment le Mali, le Maroc, le Niger et la Tunisie, ont pris part à cette cérémonie », a renchéri ce responsable.Amara Morgan.
Amara Morgan pour Kabakonews






