Des médecins spécialistes en Oto-Rhino-Laryngologie (ORL) venus d’Afrique de l’Ouest et d’Occident sont réunis à Conakry. Pendant deux jours, ils échangeront sur les pathologies liées aux affections de l’oreille, du nez et du larynx, dans le cadre du 4ᵉ Congrès de la SOGUIORL (Société Guinéenne d’Oto-Rhino-Laryngologie).
Placée sous le thème : « ORL et maladies chroniques en Afrique : diagnostiquer tôt, traiter mieux et prévenir durablement », la cérémonie d’ouverture a été présidée ce jeudi 30 juillet 2026 par la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique.
L’objectif principal de cette rencontre est de mieux outiller les spécialistes en ORL afin de prévenir ces pathologies à temps. S’exprimant à cette occasion, la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Khaité Sall, a souligné l’importance cruciale de cette discipline :
« L’ORL n’est pas une spécialité de confort, c’est un pilier fondamental de la vie quotidienne et de la santé de notre population. Qu’il s’agisse des cancers des voies aérodigestives supérieures dépistés trop tardivement, des rhinites allergiques en constante augmentation sous l’effet de l’urbanisation, ou des vertiges chroniques qui détruisent l’autonomie de nos aînés, le constat est clair : la sphère ORL est un carrefour de pathologies majeures qui exige une réponse intégrée. »
Selon Khaité Sall, le choix du thème de cette édition n’est pas fortuit :
« Le thème que vous avez choisi cette année n’est pas seulement un slogan scientifique d’une pertinence remarquable. C’est un véritable impératif de santé publique et un appel à l’action stratégique. Regardons les réalités en face : lorsqu’un enfant naît sourd et que nous ne le dépistons pas dès la maternité, c’est toute une trajectoire de vie, d’éducation et d’intégration citoyenne que nous compromettons. »
De leur côté, les initiateurs du congrès ont formulé plusieurs recommandations pour améliorer la prise en charge des patients en Guinée. Le Pr Abdoulaye Keïta, Chef du service ORL de l’Hôpital Donka, a notamment plaidé pour un dépistage précoce :
« Nous comptons, pour les prochaines années, que chaque enfant qui naît dans une maternité de Guinée puisse bénéficier d’un dépistage auditif avant sa sortie. Nous souhaitons également qu’un dépistage scolaire soit réalisé avant l’admission à l’école maternelle. Et si l’enfant échappe à ces deux étapes, qu’il puisse être dépisté au cours du suivi du calendrier vaccinal avant d’intégrer l’école primaire. »
La Ministre de la Santé s’est réjouie du choix de la Guinée pour abriter cette rencontre internationale et a réaffirmé l’engagement de son département à prendre en compte les conclusions qui découleront de ces deux jours de travaux.
Amara Morgan pour Kabakonews.com





